Devenir leader du marché dans trois ans, Michel-Edouard Leclerc y croit. Le patron du réseau de distribution a salué ce mardi une année 2011 «exceptionnelle»: l%u2019an passé, les centres E. Leclerc ont enregistré des ventes en hausse de 5,2% à près de 32,6 milliards d'euros ( 8,4% à 40,66 milliards d'euros en comptant les carburants).
Une croissance de 4% des ventes attendue en 2012
Pour la France seule, la hausse est de 5,51% à 30 milliards d'euros ( 8,38% à 37,8 milliards d'euros avec carburants). Et les dirigeants de E. Leclerc prévoient une progression du chiffre d%u2019affaires entre 4 et 5% pour 2012.
Fort de ces bons résultats, le groupe gagne du terrain face à la concurrence: selon les chiffres Kantar WorldPanel, la part de marché des centres E. Leclerc a progressé de 0,6 point à 18%, en 2011.
Une excellente performance que le groupe explique par sa politique de prix bas et par le succès de son service de Drive, qui permet aux clients de retirer en voiture les courses sélectionnées sur internet.
Devenir le premier distributeur français dans trois ans
Michel-Edouard Leclerc compte bien poursuivre sur cette lancée: le patron de E. Leclerc vise une part de marché de 18,5% l%u2019an prochain. Dans sa ligne de mire: ravir en 2015 la place de premier distributeur français à Carrefour, qui totalise aujourd%u2019hui 21,1% du marché français.
Pour y parvenir, le groupe compte maintenir l%u2019écart de prix avec ses concurrents. Il a ainsi annoncé vouloir refuser les hausses de tarifs demandées par les industriels dans le cadre des négociations commerciales en cours (5% en moyenne).
Il va également multiplier les investissements. En 2012, deux lancements de sites spécialisés sont déjà prévus: en avril, un site de vente de voyages, qui pourrait représenter «un chiffre d'affaires additionnel de 10%» pour E. Leclerc Voyages. Et en novembre, un site de produits culturels.