Le trafic aérien risque d'être perturbé dès lundi matin. La quasi-totalité des syndicats du secteur ont appelé à la grève et jusqu'à jeudi inclus pour protester contre une proposition de loi du député Eric Diard (UMP), votée en première lecture le 24 janvier, qui obligerait les salariés de l'aérien à se déclarer individuellement gréviste ou non 48 heures à l'avance.
Une atteinte au droit de grève pour les syndicats
«Une véritable atteinte au droit de grève», explique à 20 Minutes Yves Deshayes, président du SNPL (Syndicat national des pilotes de ligne).
«Ce préavis individuel fera peser une pression chez les salariés. Par ailleurs, les entreprises ne négocieront plus avant de savoir si un mouvement sera suivi ou non, 48 heures avant celui-ci».
Pour les syndicats, les entreprises, qui connaîtront en amont l'amplitude d'une grève, pourront s'organiser et en réduire les effets.
Prévisions de trafic optimiste chez Air France
Reste à savoir si la grève d'aujourd'hui sera suivie ou non. «Le fait que tous les syndicats aient appelé à la mobilisation nous fait penser que le mouvement sera intense», estime Yves Deshayes.
De son côté, Air France prévoyait ce week-end un impact limité puisqu'elle pensait assurer 85% de ses vols long-courriers aujourd'hui et 80% de ses moyen-courriers. Une prévision jugée optimiste par les syndicats.