Roland-Garros 2013: Simon-Federer (1-6, 6-4, 6-2, 2-6, 3-6) à revivre en live comme-à-la-maison

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Publié le 1 février 2012.

ENTREPRISE - «20 Minutes» a recueilli pour vous les conseils des spécialistes réunis au Salon des entrepreneurs au Palais des Congrès de Paris...

Faut-il être fou pour créer son entreprise en temps de crise? «Oui un peu! Mais si on a ce brin de folie, il ne faut pas hésiter à la faire!» sourit Marine Fournier, une étudiante en publicité qui anime le stand du Moov Jee, le Mouvement pour les jeunes et les Etudiants entrepreneurs, qui ne désemplit pas en ce premier jour du salon des entrepreneurs.

Un grain de folie et aussi appliquer quelques règles de base. Voici les conseils des spécialistes pour se lancer en mettant toutes les chances de son côté.

Règle N°1: «Etre bien accompagné»

Toutes les personnes rencontrées dans les allées du salon le confirment: pour réussir sont projet, il ne faut pas rester seul!

«La solitude est trop pesante: il est essentiel de discuter avec d’autres entrepreneurs et de rencontrer des spécialistes parce qu’on ne peut pas avoir 3.000 casquettes en même temps», souligne Véronique Eréac, responsable entreprenariat de l’association ForceFemmes, spécialisée dans l’accompagnement des femmes de plus de 45 ans.

Un constat soutenu par les statistiques: le taux de pérennité d’une entreprise dans les trois premières années passe de moins de 50% à plus de 72% quand on bénéficie d’un accompagnement.

Nombre d’associations d’entrepreneurs, pépinières d’entreprises ou «business angels» proposent ainsi un suivi bénévole des porteurs de projets pour partager leur expérience, ouvrir leur large réseau et parfois même proposer des locaux ou des «prêts d’honneur»: une aide précieuse à ne surtout pas rater!

Règle n°2: «Ecouter ses envies»

Créer une activité dans son domaine de compétence est un gage de succès mais rien n’interdit pour autant de suivre ses envies parfois réfrénées pendant de longues années de vie  professionnelle salariée: «Il faut bien se préparer en suivant des formations si nécessaire, mais beaucoup de reconversions fonctionnent très bien quand elles correspondent à des aspirations profondes», confirme Anne Fugence de Coopactive.

Règle n°3: «Bien définir son projet»

«Il n’y a pas de bons ou de mauvais moment pour créer une entreprise. Il faut avoir un projet que l’on a bien qualifié, pour lequel on a défini une cible, une stratégie et des moyens. Et bien entendu, définir les moyens de financement global: combien ça coûte, quelle part je peux mettre en tant que créateur, ce que peut m’apporter ma famille, mes amis ou des personnes qui croient au projet et si il y a des besoins complémentaires  d’une banque», insiste Dominique de la Baume, directeur de Réseau Entreprendre Yvelines, une association d’entrepreneurs expérimentés qui proposent un accompagnement gratuit à la création d’entreprise.

«Il faut faire les choses étape par étape dans le bon ordre», explique aussi Véronique Eréac. Il faut commencer par creuser son projet pour savoir précisément où, comment et pourquoi. On doit pouvoir le définir en une seule phrase. C’est fondamental de poser ainsi le cadre,  sinon le projet est bancal et cela se sentira quand il faudra présenter son projet à des financiers.»

Règles N°4: «Se fixer des objectifs réalistes»

«Une fois que le cadre est posé, il faut se faire un business plan réaliste avec des objectifs pour ne pas naviguer à vue: faire une étude de marché dans six mois, trouver son premier client dans un an», explique véronique Eréac. Et surtout il faut savoir être patient… Même quand la situation financière est difficile.

«Il faut avoir un budget prévisionnel bien chiffré avec une hypothèse», insiste aussi Anne Fugen. «Cela permet de savoir si on est dans les clous et si on est très en retard de mettre en place des mesures correctives», note-t-elle.

Règle n°5: «Avoir la foi»

Le secret pour réussir? «Il faut y croire, avoir une foi inébranlable dans son projet, de la persévérance, de la ténacité», s’enthousiasme Dominique de la Baume de Réseau Entreprendre. Cette capacité à se vendre soi-même, c’est celle qui fera la force du projet quand il s’agira de vendre ses produits mais aussi de convaincre sa banque, un élément fondamental dans une période crise où le crédit se tarit. Enfin, c’est aussi ce qui permettra à l’avenir de séduire de nouvelle recrues: «Car ce n’est pas facile de convaincre des professionnels de nous suivre quand on est une toute petite entreprise»,  explique-t-il. Une autre étape pourtant cruciale pour que l’aventure entrepreneuriale continue…

Claire Planchard
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