Chaque année, l’équation est la même. En vertu du contrat de concession conclu avec l’Etat, les trois grands concessionnaires d’autoroutes revoient leurs tarifs en fonction de trois variables: le niveau de l’indice des prix à la consommation (hors tabac), le financement des investissements prévus par les contrats de plan passés avec l'Etat et l’évolution de la taxe d’aménagement du territoire destinée à financer le développement des trains interrégionaux de la SNCF.
Au 1er février, en conséquence d’une inflation de 2,5% et d’une hausse de la Taxe d’aménagement du territoire décidée en 2011 par l’Etat, cette revalorisation s’élèvera donc en moyenne de 2,5%, contre 2,24% l’an passé.
En détail, la Sanef qui gère les autoroutes du Nord et de l’Est de la France augmentera ses tarifs de 2,31% en moyenne. Soit 40 centimes de plus pour un Paris-Lille (+2,67%) et 80 centimes de plus pour un Paris-Strasbourg (2,23 %).
Vinci Autoroutes, qui prévoit plus d’un milliard d’euros d’investissements en 2012, va augmenter les prix de passage d’environ 2,33 % sur ses trois réseaux: +2,42 % pour Autoroutes du Sud de la France (ASF) ; +2,53 % pour Cofiroute et +2,05 % pour Escota.
Les deux filiales d’Eiffage annoncent pour leur part une hausse de 2,58 % pour les Autoroutes Paris Rhin-Rhône (APRR) et de +2,55 % pour les Autoroutes Rhône-Alpes (Area). La liaison Paris-Lyon sur l’A6 passe ainsi de 31,50 euros à 32,30 euros (+2,54 %), un trajet Paris-Mulhouse (A5) est réévalué de 33,90 euros 34,80 euros (2,65%) tandis que le péage pour une liaison Lyon-Chambéry (A43) progresse de 10,5 euros 10,8 euros (+2,86 %).