Le groupe suisse Klesch, spécialisé dans la reprise d'entreprises, a manifesté des signes d'intérêt pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, ont annoncé vendredi le gouvernement français et l'intersyndicale, réservée face à cette hypothèse.
Le groupe suisse Klesch, spécialisé dans la reprise d'entreprises, a manifesté des signes d'intérêt pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, ont annoncé vendredi le gouvernement français et l'intersyndicale, réservée face à cette hypothèse. - Kenzo Tribouillard afp.com

ENTREPRISE L'intersyndicale continue à travailler sur d'autres pistes...

Une lueur d'espoir pour les 550 salariés de Petroplus à Petit-Couronne (Seine-Maritime). Le groupe suisse Klesch, spécialisé dans le rachat d'entreprises, a manifesté des signes d'intérêt pour la raffinerie selon les indications ce vendredi de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC.

L'investisseur suisse Gary Klesch a confirmé l'information. «Nous étudions Petit-Couronne, où il y a un certain nombre de défis, nous verrons comment cela peut se faire», a-t-il dit à Reuters.

Selon Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale, Klesch a repris récemment une usine d'aluminum aux Pays-Bas et une raffinerie en Allemagne et a son siège à Zoug (Suisse) comme Petroplus. «Cette société achète des entreprises, en tire ce qu'elle peut, si possible après avoir reçu des aides de l'Etat», a-t-il assuré.

Klesch serait une solution provisoire

L'intersyndicale dit ne pas rejeter cette hypothèse tout en continuant à travailler sur d'autres pistes. Dans l'immédiat, Yvon Scornet espère un redémarrage«rapide» de l'activité pour le compte d'un tiers, un autre raffineur par exemple. «Ce serait ...quelque chose de provisoire, le temps de trouver une vraie solution», a-t-il précisé.

La raffinerie de Petit-Couronne a été placée mercredi en redressement judicaire après l'annonce par le groupe suisse de sa prochaine mise en faillite. Un administrateur et un mandataire judiciaires ont été désignés pour rechercher toutes les solutions permettant une relance de l'activité avec un éventuel repreneur.

Cette raffinerie qui emploie 550 salariés est à l'arrêt depuis début janvier peu après le gel par les banques des lignes de crédit de Petroplus. Le groupe compte quatre autres raffineries, elles aussi concernées par la menace de faillite, à Anvers (Belgique), Cressier (Suisse), Coryton (Grande-Bretagne) et Ingolstadt (Allemagne).

Le ministre de l'Industrie se rendra lundi matin à la raffinerie de Petit-Couronne.

«J'irai voir les salariés, que je rencontre régulièrement, pour faire le point avec eux, les rassurer sur la détermination du gouvernement à trouver une solution et des repreneurs», a indiqué Eric Besson sur France Inter.

«Et leur dire, ça n'est pas rien pour eux, que leur salaire de janvier sera versé», a-t-il poursuivi, en assurant que la «principale préoccupation (du gouvernement), c'est le maintien de l'activité, le maintien des emplois».

Enquête préliminaire de la justice

Dernier rebondissement dans ce dossier: le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) a ouvert cette semaine une enquête préliminaire pour faillite frauduleuse, soupçonnant que le compte bancaire de Petroplus-France a été siphonné d'une centaine de millions d'euros.

«Le Parquet a ouvert une enquête préliminaire et je m'en réjouis parce que, oui, nous avons des suspicions sur les conditions de cette faillite et sur les flux financiers qui l'ont précédée la veille et l'avant-veille», a indiqué Eric Besson.

«Il faut que la justice fasse la lumière sur ce qu'il s'est exactement passé», a-t-il souligné.

La réaction en vidéo d'Eric besson à partir de 9min.30

 


Eric Besson par franceinter

Lire notre éclairage : >>Petroplus: Les 550 salariés de Petit-Couronne trouveront-ils un repreneur?

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