Le patron de la Société Générale, Frédéric Oudéa, a conseillé jeudi à Davos la prudence en ce qui concerne les projets de taxe supplémentaire sur les banques, notamment défendus par le candidat socialiste François Hollande à l'élection présidentielle.
«Nous avons besoin de banques solides. Notre rôle, c'est de financer l'économie et, pour cela, nous avons besoin de fonds propres, donc plus de taxation, c'est moins de fonds propres», a-t-il expliqué lors du Forum économique mondial (WEF).
5 milliards d'euros supplémentaires en 2010
François Hollande a fait part de son souhait, s'il était élu en mai, de relever de 15% le taux d'imposition sur les bénéfices des banques.
Actuellement, les banques s'acquittent du même taux d'impôt sur les bénéfices que l'ensemble des entreprises. Il est de 33,3% du bénéfice imposable. Le relever à 48,3% ponctionnerait les banques de plus de 5 milliards d'euros supplémentaires en 2010, selon un calcul effectué par l'AFP.
«Risque d'effet de contagion» si Athènes et ses banques créancières ne trouvent pas d'accord.
Interrogé sur la crise dans la zone euro et sur les négociations entre la Grèce et ses créanciers privés pour réduire sa dette, M. Oudéa a averti du «risque d'effet de contagion» si Athènes et ses banques créancières ne trouvent pas d'accord.
«Nous sommes dans une période plus positive et un succès sur la Grèce contribuera à renforcer cette dynamique», a-t-il jugé, soulignant qu'en cas d'échec, la Grèce «servira de précédent» pour les investisseurs de la zone euro. "La Grèce est importante pour son exemplarité», a-t-il expliqué.
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