La justice s’intéresse déjà à la faillite de Petroplus. Selon des informations d'Europe 1 confirmées par des sources auprès de l’AFP, une enquête préliminaire pour faillite frauduleuse a été ouverte par le parquet de Nanterre concernant la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), qui compte 550 salariés.
Le compte bancaire de Petroplus France aurait été amputé d'une centaine de millions d'euros par la maison-mère du raffineur suisse.
Deux perquisitions ont été menées mercredi matin par la police, la première au siège de la filiale française de Petroplus dans le quartier d'affaires de Défense, la seconde à la Deutsche Bank où la société a ses comptes.
Le groupe suisse Petroplus a demandé à être mis en faillite, et ses filiales en France et en Allemagne ont été placées sous administration judiciaire, selon un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi.
L'enquête française fait suite à la décision du tribunal de commerce de Rouen (ouest) de placer mercredi en redressement judiciaire pour six mois la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) dont la direction avait déposé le bilan mardi.
Un administrateur et un mandataire judiciaires ont été désignés par le tribunal pour rechercher toutes les solutions permettant une relance de l'activité avec un éventuel repreneur.
Cette raffinerie qui emploie 550 personnes est à l'arrêt depuis début janvier peu après le gel par les banques des lignes de crédit de Petroplus. Le groupe compte quatre autres raffineries, elles-aussi concernées par la menace de faillite, à Anvers (Belgique), Cressier (Suisse), Coryton (Grande-Bretagne) et Ingolstadt (Allemagne).
Lire notre éclairage : >>Petroplus: Les 550 salariés de Petit-Couronne trouveront-ils un repreneur?