Davos 2012: Vent de morosité parmi les chefs d'entreprise

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Publié le 26 janvier 2012.

SONDAGE - Le cabinet PwC profite du Forum économique mondial pour publier la 15e édition annuelle de son étude mondiale menée auprès des chefs d'entreprises dans 60 pays...

Les folles croissances de la Chine et de l’Inde seraient-elles menacées? En tout cas, parmi les chefs des entreprises de ces pays, l’euphorie n’est plus de mise: «Cette année même les pays émergents sont gagnés par la morosité ambiante», note PwC.

La déprime européenne gagne les pays émergents

Selon l’étude publiée mercredi par PricewaterhouseCoopers, seuls 5 % des entrepreneurs chinois se déclarent aujourd’hui «confiant » dans  la croissance du chiffre d’affaires de leur entreprise pour les 12 prochains mois, contre 72% l’an dernier. Et en Inde, la proportion a chuté de 88% à 55% en un an!

Sans surprise, c’est toutefois en Europe que le pessimisme est le plus marqué, un chef d’entreprise sur 4 se déclarant confiant (contre 40 % l’an dernier)

Au niveau mondial, cela porte à 40 % la part des chefs d’entreprise se déclarant «très confiants» dans la progression de l’activité de leur entreprise pour l’année 2012. Un résultat bien inférieur celui enregistré en 2011 (48%)… mais bien meilleur que leur sentiment sur l’activité mondiale.

Un horizon bouché par la crise de la dette

«Les dirigeants sont près de trois fois plus confiants dans les perspectives de leur entreprise que dans celle de la croissance de l’économie mondiale», note PwC. En effet, seuls 15 % anticipent une amélioration en 2012 !

En tête des inquiétudes: une croissance économique incertaine (pour 80% des dirigeants interrogés),  la réponse des pouvoirs publics face aux déficits budgétaires et à la dette (66%), l’instabilité sur les marchés financiers (64% ), la volatilité des taux de change (58%) et l’excès de règlementation (56%).

Quant aux principaux freins à l’activité, 55% citent les hausses d’impôts, 53% le risque de pénurie de talents, 50% l’évolution des comportements des consommateurs, 46 % le coût de l’énergie et 40% l’incapacité à financer la croissance.

Une stratégie en  adaptation perpétuelle

«La bonne nouvelle est que le long cycle du ralentissement a appris aux chefs d’entreprise à mieux gérer leurs activités», tente de relativiser Etienne Boris, directeur général, responsable du développement de PwC France dans un communiqué.

La nécessité d’adapter en permanence sa stratégie semble en effet une donnée intégrée. Réorganisations, décisions d’investissements, gestion des personnels : 45% des dirigeants interrogés affirment avoir déjà pris des mesures pour faire face à la crise de la dette et  70 % prévoient d’adapter à nouveau leur stratégie dans les 12 mois à venir.

Claire Planchard
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