Réactions après la proposition d'Hollande de bloquer le prix de l'essence

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Publié le 20 janvier 2012.

POLITIQUE - François Hollande souhaite un blocage du prix de l’essence. Une idée plutôt mal accueillie...

Alors que les prix de l’essence ont atteint un sommet historique, le candidat du parti socialiste à l’élection présidentielle François Hollande s’est prononcé jeudi en faveur d’un «blocage temporaire du prix de l’essence» ainsi que pour un «rétablissement de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) flottante». Les réactions n’ont pas manqué suite à cette annonce.

UMP (communiqué de presse). «Depuis 2007, les régions peuvent majorer la TIPP du carburant consommé sur leur sol. Cette possibilité a été renforcée en 2011. Et la réalité, c'est que toutes les régions, à l'exception de la Corse et de Poitou-Charentes, ont décidé d'augmenter de 2,5 centimes le prix de chaque litre de carburant.»

Eric Besson, ministre de l'Energie. «La vraie réponse à la hausse du prix de l'essence est la concurrence et non le blocage des prix promis. Ce serait juridiquement totalement impossible. Et deuxièmement, c'est totalement inefficace, comme l'est sa proposition de rétablir la TIPP flottante. Pour que le consommateur ait une baisse de 2 centimes de l'essence à la pompe, ça coute un milliard au budget de l'Etat. La vraie réponse, là, à court terme, c'est la concurrence.»

Frédéric Lefebvre, le secrétaire d'Etat au commerce et à la consommation. «La TIPP flottante est une solution du passé qui a échoué. Cette mesure a été abandonnée car elle est coûteuse pour les finances publiques et inefficaces pour les consommateurs. Le renforcement de la transparence et de la concurrence est le seul levier pour faire baisser les prix, alors que la TIPP flottante a coûté plus de 2,7 milliards d'euros.»

Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir. «Un blocage des prix serait un cautère sur une jambe de bois. Cette mesure ne s'attaque pas à la racine du mal, qui est le déficit concurrentiel en amont dans la filière des carburants. Les surprofits dégagés sont répercutés sur les prix à la pompe.»

Thierry Saniez, délégué général de l'association Consommation Logement Cadre de vie. «Un plafonnement du prix de l'essence en modulant les taxes, comme avec la TIPP flottante.»

Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières. «Un blocage est impossible, car le marché du pétrole brut est un marché mondial, à moins de subventions, pour que l'Etat compense la différence entre le prix mondial et le prix en France. La TIPP n'est pas une mauvaise idée, mais elle est extraordinairement difficile à mettre en place. Quand le prix baisse, le gouvernement est dans l'impossibilité d'augmenter les taxes».

Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut). «Sauf à accepter une réduction drastique et durable des recettes de l’Etat et des Régions, il est illusoire d’espérer contenir la hausse du prix des carburants, qui a un caractère structurel: elle est la conséquence d’une augmentation de la demande mondiale de pétrole, accentuée par la dépréciation de l’euro par rapport au dollar et par les risques géopolitiques qui pèsent sur notre approvisionnement auprès de divers pays producteurs.»

B. de V.
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