- L.VENANCE / AFP

M.B.

Tout ça pour ça. L’ouverture à la concurrence pour l’envoi des lettres de moins de 50 grammes depuis le 1er janvier 2011 pouvait laisser espérer l’arrivée en force de nouveaux acteurs. Las.

Un an plus tard, La Poste peut toujours dormir sur ses deux oreilles. «Nous avons toujours plus de 99% de part de marché sur le courrier adressé en boîte aux lettres», se félicite ce vendredi dans Les Echos Nicolas Routier, directeur général du groupe en charge du courrier pour la Poste. Pourtant, ce marché a de quoi faire saliver. Il couvre aujourd’hui 80% du marché total de la correspondance. Mais aucun acteur n’est venu taquiner La Poste au niveau national. L’opérateur privé Adrexo, tenté un temps par l’aventure, a finalement jeté l’éponge face aux moyens financiers et humains colossaux qui étaient requis.

Contrairement au secteur des télécoms, par exemple, l’ouverture à la concurrence s’est faite à un moment où les beaux jours du marché du courrier semblent derrière lui, ce qui n’incite pas à se lancer dans l’aventure. «De la mi-2008 à fin 2011, soit en trois ans et demi à peine, le marché est passé de 18 à 15,5 milliards d'objets adressés. Et nous pensons qu'il sera à 13 milliards en 2015», indique Nicolas Routier.

En tout, une quinzaine d’entreprises ont obtenu une autorisation de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) pour la distribution de correspondance. «Mais ces opérateurs se positionnent sur des marchés locaux (Post Center à Dole, 3L à Angers...)», explique le quotidien.