Le ministre français de l'Industrie et de l'Energie Eric Besson s'est déclaré jeudi «choqué» de l'annonce par le raffineur Petroplus d'un accord avec ses créanciers ne faisant aucune référence à l'avenir de plusieurs de ses sites, dont celui de Petit-Couronne en France.
Petroplus, qui avait dû réduire ses activités après le gel de lignes de crédit par ses banques fin décembre, a annoncé mercredi soir avoir trouvé un accord temporaire avec ses créanciers qui lui permettra de continuer à faire fonctionner certaines de ses activités et de payer des factures.
«Le communiqué de Petroplus passe sous silence l'avenir des raffineries de Petit-Couronne en France, Anvers en Belgique, et Cressier en Suisse, déjà mises à l'arrêt temporaire», constate le ministre de l'Industrie jeudi.
«Eric Besson est choqué par cette annonce qui n'a fait l'objet d'aucune information préalable auprès des salariés des raffineries concernées», ajoute-t-il dans un communiqué.
Il doit recevoir dans la journée le PDG du groupe de raffinage.
Le site de Petit-Couronne emploie environ 550 personnes.
Petroplus opère sur un marché sinistré en raison des importantes surcapacités existant en Europe dans le secteur. Certains analystes n'ont d'ailleurs pas hésité à parler dès la fin décembre d'un «risque de faillite» accru et d'une «perte totale de la valeur des titres» en Bourse.