Jour J pour l’augmentation des tarifs SNCF. A compter du mardi 3 janvier 2012, les prix des billets de TGV, des trains de nuit Lunéa et des trains interrégionnaux Téoz augmentent de 3,2%. Même si la hausse épargne les trains régionaux, les plus fréquemment utilisés pour les transports quotidiens, cette augmentation suscite depuis une semaine la colère des associations d’usagers. L’une d’elles, l’Avuc, y voit même une raison de poursuivre sa grève de présentation des billets, entamée lors du «big bang» horaire de la fin décembre.
«Tous les services du rail ne cessent de se dégrader», dénonce dans un communiqué cette association, qui juge les voyageurs «méprisés et malmenés» par la SNCF.
L’augmentation d’aujourd’hui a deux raisons. Elle comprend d’abord l’ajustement traditionnel du prix des billets sur l’inflation, fixé cette année à 1,7%. Elle prend en compte ensuite la hausse récente de la TVA sur les transports, qui passe de 5,5% à 7%.
Largement bénéficiaire en 2011, l’entreprise publique n’est pas forcée de répercuter ces hausses. Mais elle explique avoir besoin d’argent pour financer la rénovation des lignes et de sa flotte de TGV, et pour s’acquitter des péages élevés versés à Réseau ferré de France, en charge des infrastructures. D’autant que la SNCF doit verser des dividendes records de 230 millions d’euros à l’Etat, à la recherche de tous les fonds possibles en cette période de rigueur.
A titre d’exemple, un trajet Paris-Toulouse en train de nuit passe de 91,60€ à 94,50€, et un Lille-Marseille en TGV est vendu 92,80€ au lieu de 90€. En moyenne, l’augmentation des billets ne sera que de «60 centimes», promet pourtant la SNCF, qui assure que 80 % des usagers entrent dans les critères des cartes de réduction.