Roland-Garros 2013: Simon-Federer (1-6, 6-4, 6-2, 2-6, 3-6) à revivre en live comme-à-la-maison

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Publié le 25 novembre 2011.

TRAVAIL - Facteur de stress, l'e-mail est de plus en plus décrié. Des entreprises songent même à s’en passer. Est-ce vraiment une bonne idée? Décryptage...

Censé faciliter la vie au travail, l’e-mail est en train de sérieusement la compliquer. «La messagerie électronique offre certes de nombreuses potentialités, techniques et organisationnelles… Mal maîtrisée, elle peut devenir un outil dévastateur», analyse une récente étude de l'Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE). Les chiffres sont édifiants. 56% des salariés qui utilisent leur boîte mail consacrent plus de deux heures par jour à lire et envoyer leur message. 38% reçoivent plus de 100 messages par jour. Seul hic, il faut 64 secondes pour se reconcentrer après la lecture d’un message. Conséquences: stress, surcharge, urgence, interruption, dépersonnalisation de la relation… N’en jetez plus, la coupe est pleine.

«Le mail est un vrai problème… On arrive dans des situations folles où des salariés vont en réunion, continuent à envoyer des mails et demandent ensuite à des collègues qui étaient présents de leur envoyer un mail pour savoir ce qui s’est dit lors de la rencontre, illustre Nicolas Moinet, professeur en sciences de l'information et de la communication à l'Institut d'Administration des Entreprises de l'Université de Poitiers. Envoyer un mail montre que je suis productif».

Décision radicale

Certaines entreprises comme Atos Origin envisagent une solution radicale: se passer du mail. Thierry Breton, le PDG de l’entreprise, et ancien ministre de l’Economie, estime que «les managers passent de 5 à 20 heures par semaine à lire et écrire des e-mails». Pour faire des économies, il souhaite remplacer d’ici à 2013 la messagerie interne par des réseaux sociaux et des applications dédiées.

Une décision qui relève de l’effet d’annonce selon Géraldine de La Rupelle. L’enseignante spécialisée dans les Systèmes d’information à l’ l'Escem, rappelle qu’historiquement les médias de communication ne se substituent pas: «On a pensé que le mail remplacerait le fax, le courrier papier… Or, il y a plutôt un effet de complémentarité.» «C’est croire que la technologie va résoudre les problèmes technologiques», raille de son côté, Nicolas Moinet.

Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain

Pas question pour l’instant donc de jeter le bébé avec l’eau du bain. Des entreprises se sont quand même mises depuis quelques années à des journées sans e-mails comme Canon. Des initiatives propres à marquer les esprits, mais qui risquent de reporter le problème. «Elles sont souvent un échec. C’est reculer pour mieux sauter. On ne fait que différer l’envoi ou la lecture des messages», signale Géraldine de La Ruppelle.

Quand la dépendance à la messagerie électronique est très forte, elle recommande par exemple de désactiver par défaut les alertes sonores et visuelles ou encore se réserver deux ou trois plages horaires par demi-journée pour consulter ses messages. La modération a toujours meilleur goût.

>>Et vous, êtes-vous débordé par vos e-mails au boulot? Comment faites-vous pour ne pas être aliéné par votre messagerie professionnelle? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous…

Mathieu Bruckmüller
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