DUBLIN - La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts Ryanair a annoncé lundi un bénéfice net semestriel en hausse de 20%, à 543,5 millions d'euros, en dépit de l'envolée du prix du carburant et d'un environnement économique difficile en Europe.
Dans un communiqué, Ryanair a expliqué avoir réussi à compenser l'augmentation de ses coûts par l'accroissement continu du nombre de ses clients (+12%) et de ses revenus (+24%) sur son semestre d'activité achevé au 30 septembre.
Le groupe a en conséquence revu en hausse de 10% son objectif de bénéfice net annuel, qu'il a porté à 440 millions d'euros, en tenant compte du fait que son second semestre d'activité est traditionnellement défavorable en raison des cycles du secteur aérien.
Tout en se félicitant une nouvelle fois de la "solidité du modèle économique" de Ryanair, le directeur général de la compagnie Michael O'Leary a fait preuve de prudence. Il a notamment anticipé une baisse du trafic en fin d'année, qui s'accompagnera de l'immobilisation volontaire de 80 appareils afin de maintenir les marges.
Le carburant s'est renchéri de 37% au 1er semestre par rapport à la même période de 2010.
Dans le même temps, le nombre de passagers a atteint 44,7 millions pour un chiffre d'affaires de 2,71 milliards d'euros.
Le ratio "passagers kilomètre transportés (PKT)", le critère de référence dans le secteur aérien, devrait croître de 14% au second semestre. Le groupe va par ailleurs étendre de 40 à 80 destinations (sur 1.500) son essai de réservations payantes de sièges.
S'adressant à la presse à l'occasion de ces résultats, le directeur financier du groupe Howard Millar a par ailleurs indiqué que des discussions allaient s'engager avant la fin du mois avec Boeing et le constructeur public chinois Comac en vue de l'achat de quelque 300 appareils dans le cadre d'un renouvellement partiel de la flotte.
Ces résultats ont été particulièrement bien accueillis par les investisseurs, le titre grimpant de 3,82% à 3.478 pence à la mi-séance à la Bourse de Londres, dans un marché en baisse de 0,9%.
Le groupe International Airlines Group (IAG), issu de la fusion des compagnies British Airways et Iberia, a annoncé la semaine dernière une baisse de 26% de son bénéfice net au troisième trimestre, en raison de la hausse des coûts du carburant.