Le ministre grec des Finances a informé l'Union européenne vendredi de l'abandon du projet de référendum. Le ministre Evangelos Venizelos a confirmé cette décision par téléphone à Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, à Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, et à Wolfgang Schaüble, le ministre allemand des Finances, précise le ministère dans un communiqué. «Venizelos a informé ses interlocuteurs de sa décision de ne pas organiser de référendum», indique le texte.
La Grèce avait surpris, lundi, en annonçant un référendum visant à faire valider par le peuple grec le plan d'aide européen validé par les 27 à Bruxelles le 26 octobre. L'idée de cette consulation populaireavait semé la consternation dans les cercles dirigeants européens.
Sous la pression de ses partenaires, et notamment de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qu'il a rencontré mercredi soir à Cannes avant le début du G20, le Premier ministre grec Georges Papandréou avait reculé, jeudi. Il avait décidé d'avancer la date de la tenue du référendum, et consenti à ce que la question posée soit le maintien ou pas de la Grèce dans la zone euro.
La perspective d'un référendum paraissait de moins en moins probable, jeudi soir, avec l'annonce par l'opposition grecque de son soutien en plan d'action européen. L'annonce de l'abandon du référendum intervient alors que Georges Papandréou doit affronter un vote de confiance au Parlement grec, ce vendredi.