Compliqué à gérer le G20? Visiblement, le Palais des Festivals de Cannes en a vu d’autres. Entretien avec David Lisnard, son président.
Que représente l’accueil d’un sommet comme celui du G20?
C’est une démonstration des capacités d’adaptation de Cannes, qui peut accueillir des événements internationaux. Entre 20 et 25% de nos emplois dépendent du tourisme d’affaires avec des salons comme le Mipcom (audiovisuel), le Midem (musique), le Festival du Film… Cannes est aujourd’hui la deuxième destination pour les salons professionnels derrière Paris et devant Lyon. Recevoir des décideurs, c’est la plus belle campagne de promotion. Nos 280 salariés ont du vécu, mais cet évènement est assez unique vu le contexte mondiale actuel.
Est-ce que c’est plus difficile à gérer que le Festival du Film par exemple?
Non, même si un tel évènement ne va pas sans inconvénients. Ce sommet est unique, ponctuel, contrairement au Festival du film, qui est récurrent. Ensuite, il y a eu beaucoup de changements de programme. Alors que le G20 n’avait pas encore commencé mercredi, il a fallu organiser plusieurs mini-sommets.
Certaines délégations sont-elles plus tatillonnes que d’autres?
Nous n’avons pas eu à gérer de caprices de stars. Contrairement à ce que l’on peut parfois dire, les Américains sont très aimables. Pour avoir eu à faire souvent à des délégations qui visitent le sommet en amont, ils sont rigoureux et ultra-corrects. Ils tiennent à leur image.