Sommet de l'euro en direct: Aucun accord sur le Grèce pour l'instant

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Publié le 27 octobre 2011.

CRISE - Trois points majeurs seront débattus lors du sommet qui devrait durer jusque tard dans la nuit....

Ce live est désormais terminé. Il semble qu'on se dirige vers un accord. Le point par ici.


3h45: Un accord en vue
Les dirigeants européens sont en train de finaliser un accord avec les banques, selon une source au courant des négociations.

1h20: Sarkozy et Merkel négocient directement avec les banques
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel négocient directement avec les banquiers la participation de ces derniers au second plan d'aide à la Grèce, a indiqué mercredi soir une source allemande. Selon des sources européennes, ces discussions sont difficiles et les investisseurs privés devraient faire une nouvelle offre de contribution volontaire à ce plan dans le courant de la nuit.

En juillet dernier, les responsables de la zone euro et les banques s'étaient entendus sur une contribution volontaire à hauteur de 50 milliards d'euros via un échange d'obligations assorti d'une décote de 21%. Les autorités allemandes et françaises exigent désormais une décote d'au moins 50%, qui permettrait de réduire le volume de la dette grecque de manière plus substantielle.

0h45: Aucun accord sur le Grèce pour l'instant
Aucun accord d'aucune sorte n'a encore été conclu sur une implication volontaire du secteur privé dans le plan de sauvetage financier de la Grèce, a déclaré mercredi le négociateur du secteur privé. «Il n'y a eu aucun accord sur la Grèce ou sur une décote précise», a dit Charles Dallara, directeur général de l'Institut de la finance internationale (Ifi), dans un communiqué. «Nous restons ouverts à un dialogue pour la recherche d'un accord volontaire. Il n'y a aucun accord sur aucun élément», ajoute-t-il.

0h30: Le détail pour les banques françaises
Pour les banques françaises, les besoins de recapitalisation sont les suivants, selon la Banque de France:

  • 3,4 milliards d'euros pour BPCE (Banque Populaire/Caisse d'Epargne)
  • 3,3 milliards pour la Société Générale
  • 2,1 milliards pour BNP Paribas
  • Rien pour le Crédit agricole

23h50: 8,8 milliards nécessaires pour les banques françaises
Les besoins de recapitalisation des banques européennes s'établissent à 106,4 milliards d'euros, dont 8,8 milliards d'euros pour les banques françaises, a indiqué mercredi soir l'Autorité bancaire européenne dans un communiqué.

Les besoins des banques grecques s'établissent à 30 milliards d'euros, 26,1 milliards pour les banques espagnoles et 14,77 milliards pour les banques italiennes, indique également le communiqué, qui chiffre à 5,2 milliards d'euros l'effort de recapitalisation des banques allemandes.

22h20: Sarkozy va rencontrer jeudi Hu Jintao au sujet d'une possible participation chinoise
La source européenne citée par Reuters a par ailleurs indiqué que le président français s'entretiendrait jeudi avec son homologue chinois Hu Jintao au sujet d'une possible participation chinoise au nouveau "véhicule spécial" adossé au Fonds européen de Stabilité Financière (FESF) afin de permettre de démultiplier les capacités de ce dernier.

22h05: Sarkozy et Merkel prêts à rencontrer les représentants des banques
«Le but est de parvenir à une dette grecque aux alentours de 120% du PIB d'ici 2020», un niveau jugé soutenable, a encore indiqué la source cité par Reuters, qui a précisé que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se tenaient prêt à rencontrer les représentants des banques en marge du sommet de la zone euro à Bruxelles pour finaliser l'accord.

22h: Vers une décote supérieure à 50% pour la Grèce
Une décote supérieure à 50% devrait être appliquée aux titres de dette grecque détenus par les investisseurs privés, ce qui reviendrait à effacer environ 100 milliards d'euros de dette détenue par les banques et assureurs, selon un accord en cours de négociation entre les représentants des dirigeants européens et des établissements, a indiqué mercredi une source proche de ces discussions cité par Reuters.

Les investisseurs privés détiennent actuellement environ 210 milliards de dette grecque mais les conditions qui seraient attachées à l'échange entre les titres actuels et de nouveaux titres expliquerait que la décote soit supérieure à 50%, a expliqué cette source.

20h54: Augmentation du FESF: Pas de chiffres précis ce mercredi soir
Une source européenne citée par Reuters a précisé que les dirigeants européens ne communiqueraient aucun chiffre mercredi soir sur la démultiplication de la puissance de feu du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le chiffre final sera connu une fois que les discussions sur le deuxième plan de sauvetage de la Grèce seront finalisées.

20h48: Le FESF démultiplié devrait atteindre 1.000 milliards d'euros
La capacité globale du Fonds européen de stabilisation financière (FESF), dont la démultiplication a été décidée mercredi soir, devrait être de l'ordre de 1.000 milliards d'euros, selon Reuters qui cite des sources européennes.

20h46: La recapitalisation des banques décidée, leurs fonds propres va passer à 9%
L'UE est parvenue à un accord sur la recapitalisation de ses banques, a annoncé le Premier ministre polonais Donald Tusk. «Nous nous sommes mis d'accord sur la recapitalisation des banques qui doit être l'un de nos principaux objectifs», a déclaré M. Tusk au cours d'une conférence de presse, précisant que les fonds propres des banques devraient passer à 9%.

20h31: Berlusconi promet la rigueur pour l'Italie
La lettre d'engagements remise mercredi soir par Silvio Berlusconi à ses partenaires européens promet un ensemble de mesures visant à soutenir la croissance et à contenir la dette publique de l'Italie. Rome annonce notamment un plan détaillé de développement de l'économie d'ici au 15 novembre, un assouplissement du marché du travail en faisant adopter d'ici mai 2012 des règles moins favorables aux salariés, une réforme du système des retraites avec l'objectif de relever progressivement à 67 ans l'âge minimum de départ à la retraite d'ici 2026. Berlusconi promet aussi de dégager cinq milliards d'euros supplémentaires par an sur les trois prochaines années en coupant dans les investissements programmés et en augmentant la rentabilité du secteur public. Enfin, le gouvernement italien se dit prêt à prendre toute mesure supplémentaire nécessaire pour réduire le déficit.

20h25: La puisse de tir du FESF devrait être «démultipliée»
La puissance de tir du Fonds européen de stabilité financière (FESF) sera démultipliée «plusieurs fois», sans doute en coopération avec le Fonds monétaire international (FMI), indique un projet de conclusions du sommet de la zone euro que s'est procuré Reuters. Les détails de cette démultiplication ne seraient arrêtés qu'en novembre, lors d'une prochaine réunion des ministres des Finances de l'UE et de la zone euro, précise le texte.

20h17: Un accord a été trouvé pour recapitaliser les banques
Nécessaire pour convaincre les banques créancières d'effacer la dette grecque à hauteur de 100 milliards de dollars, l'accord de recapitalisation des banques aurait été trouvé lors du sommet des 27.

20h09: Avec un peu de retard, les 27 entrent dans la salle où va se tenir le sommet
Les dirigeants des 27 pays-membres de l'Union européenne ont commencé leur réunion, qui doit déboucher sur un plan décisif pour sauver la zone euro.

C’est un double sommet européen décisif qui a lieu ce mercredi soir à Bruxelles. Le but: mettre un terme à la crise de la dette qui frappe l'Europe depuis deux ans et menace désormais d'emporter l'Italie et l'ensemble de la zone euro. Un échec de cette réunion serait si grave qu'il pourrait provoquer l'écroulement de l'Europe monétaire. Il pourrait aussi secouer les fondations de l'Europe politique, jusqu'à remettre en question l'existence même de l'Union européenne (UE).

A partir de 18 heures, les 27 pays de l’UE se réunissent. Ensuite, ce sont les 17 pays de la zone euro qui débattront, sans doute jusque tard dans la nuit. Trois sujets principaux sont l’ordre du jour de ce double sommet: la dette grecque d’abord, qui doit être effacée à hauteur d’environ 100 milliards de dollars avec la participation des banques créancières. La recapitalisation, en contrepartie, des banques qui en ont besoin. Enfin, le renforcement du Fonds européen de stabilité financière, le fameux FESF. Un chiffre clair sur la nouvelle force de frappe du fonds d’aide européen devrait être annoncé, sous peine de décevoir les marchés qui veulent juger de la capacité du FESF à aider des pays comme l’Italie.

Des signes positifs envoyés dans la journée

L'Italie représente le quatrième enjeu fort de la réunion: les dirigeants européens, emmenés par Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy, ont demandé dimanche à Silvio Berlusconi de présenter lors du Conseil européen de mercredi un plan solide permettant de redresser la croissance et de réduire la dette de l'Italie, de l'ordre de 1.800 milliards d'euros. Mais le président du Conseil italien ne devrait finalement faire que de vagues promesses de réformes économiques, loin des engagements fermes attendus.

Deux signes positifs ont tout de même été envoyés avant l’ouverture du sommet européen. De la part de l’Allemagne tout d’abord, où une large majorité des parlementaires ont donné leur feu vert pour donner un mandat de négociation à Angela Merkel, nécessaire aux débats de ce mercredi soir. Et de la part de Mario Draghi, le futur président de la Banque centrale européenne, qui a indiqué que l'institut d'émission resterait présent sur les marchés obligataires tant que ceux-ci seront instables, en rachetant les créances des États les plus faibles. Un signe qui était attendu depuis plusieurs jours.

20minutes.fr avec agences
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