Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont entamé mercredi à Bruxelles leur second sommet en 72 heures pour tenter d'apporter une réponse à la crise de la dette qui déstabilise la zone euro.
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont entamé mercredi à Bruxelles leur second sommet en 72 heures pour tenter d'apporter une réponse à la crise de la dette qui déstabilise la zone euro. - Georges Gobet afp.com

20minutes.fr avec agences

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  • C’est un double sommet européen décisif qui a lieu ce mercredi soir à Bruxelles. Le but: mettre un terme à la crise de la dette qui frappe l'Europe depuis deux ans et menace désormais d'emporter l'Italie et l'ensemble de la zone euro. Un échec de cette réunion serait si grave qu'il pourrait provoquer l'écroulement de l'Europe monétaire. Il pourrait aussi secouer les fondations de l'Europe politique, jusqu'à remettre en question l'existence même de l'Union européenne (UE).

    A partir de 18 heures, les 27 pays de l’UE se réunissent. Ensuite, ce sont les 17 pays de la zone euro qui débattront, sans doute jusque tard dans la nuit. Trois sujets principaux sont l’ordre du jour de ce double sommet: la dette grecque d’abord, qui doit être effacée à hauteur d’environ 100 milliards de dollars avec la participation des banques créancières. La recapitalisation, en contrepartie, des banques qui en ont besoin. Enfin, le renforcement du Fonds européen de stabilité financière, le fameux FESF. Un chiffre clair sur la nouvelle force de frappe du fonds d’aide européen devrait être annoncé, sous peine de décevoir les marchés qui veulent juger de la capacité du FESF à aider des pays comme l’Italie.

    Des signes positifs envoyés dans la journée

    L'Italie représente le quatrième enjeu fort de la réunion: les dirigeants européens, emmenés par Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy, ont demandé dimanche à Silvio Berlusconi de présenter lors du Conseil européen de mercredi un plan solide permettant de redresser la croissance et de réduire la dette de l'Italie, de l'ordre de 1.800 milliards d'euros. Mais le président du Conseil italien ne devrait finalement faire que de vagues promesses de réformes économiques, loin des engagements fermes attendus.

    Deux signes positifs ont tout de même été envoyés avant l’ouverture du sommet européen. De la part de l’Allemagne tout d’abord, où une large majorité des parlementaires ont donné leur feu vert pour donner un mandat de négociation à Angela Merkel, nécessaire aux débats de ce mercredi soir. Et de la part de Mario Draghi, le futur président de la Banque centrale européenne, qui a indiqué que l'institut d'émission resterait présent sur les marchés obligataires tant que ceux-ci seront instables, en rachetant les créances des États les plus faibles. Un signe qui était attendu depuis plusieurs jours.

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