La guerre de tranchée est repartie de plus belle. Avec son livre «Un piège bleu Marine», publié le mois dernier, Laurence Parisot entendait démontrer «pourquoi et comment la menace» du Front national «pour notre pays est réelle». Dans la foulée, Marine Le Pen lui a proposé un «débat public», qu’elle a refusé.
Mais les amabilités entre les deux femmes n’en sont pas restées là. Dans une lettre envoyée aux 45 membres du conseil exécutif du Medef, le 13 octobre dont LEXPRESS.FR a obtenu copie, Marine Le Pen reproche à la patronne de l’organisation d’avoir déclaré: «Notre livre a pour vocation de contribuer à empêcher que Marine Le Pen soit présente au second tour de l'élection présidentielle. Si, par malheur, elle l'était, j'organiserais une réunion exceptionnelle du conseil exécutif du Medef. Et je ne doute pas que, comme en 2002, il demanderait aux électeurs de faire barrage au Front National ».
Aux yeux de la candidate à l’élection suprême, cette déclaration engage directement les responsables du Medef.
«Elle me paraît contradictoire avec les principes qu'ont souvent rappelés le Medef, et le CNPF avant lui: pas d'ingérence dans le débat électoral démocratique, et aucune consigne de vote. Je me permets ainsi de m'adresser directement à vous pour savoir si vous cautionnez cette déclaration faite en votre nom et si vous vous associez à cette véritable déclaration de guerre contre une partie du corps électoral», écrit Marine Le Pen.
«Le sujet sera-t-il abordé lors de la réunion mensuelle du conseil exécutif de l'organisation patronale ce lundi?» s’interroge le site de l’Express en guise de conclusion…