49% des Français sont pour le maintien de l'aide médicale d'Etat (AME), destinée aux étrangers en situation irrégulière, à condition qu'une participation financière leur soit demandée, selon un sondage réalisé par l'Ifop pour Dimanche Ouest France.
49% des Français sont pour le maintien de l'aide médicale d'Etat (AME), destinée aux étrangers en situation irrégulière, à condition qu'une participation financière leur soit demandée, selon un sondage réalisé par l'Ifop pour Dimanche Ouest France. - Fred Dufour AFP/Archives

SANTE Le recours à certaines interventions comme l'opération de l’appendicite varie du simple au double selon les départements. Des écarts qui coûtent cher...

Alors que le déficit de l’Assurance-maladie pourrait atteindre les 10,3 milliards d’euros en 2011, le recours parfois trop fréquent à l’appendicectomie et la césarienne programmée est pointé du doigt.

Du simple au double pour l’opération de l’appendicite

Dans une étude présentée jeudi, l’Assurance-maladie fait état de disparités géographiques saisissantes. Dans le cas de l’appendicite, la probabilité de se faire opérer avant vingt ans est deux fois plus élevée dans un tiers des départements qu’à Paris, où le taux est le plus faible. Surprenant alors que l’offre chirurgicale y est très importante.

Les Hautes-Pyrénées, la Charente et l’Aveyron font partie du peloton de tête avec un niveau d’intervention supérieur à 18 pour 10.0000 habitants. Cet acte est proportionnellement plus réalisé dans la moitié sud de la France, et surtout dans sa partie sud-ouest.

Plus globalement, la France prend la troisième marche du podium parmi les 13 principaux pays de l’OCDE, derrière l’Autriche et l’Allemagne, pour le nombre d’appendicectomies pratiquées pour 100.000 habitants. L’an dernier, 83.000 interventions de ce type ont été réalisées dans l’Hexagone, ce qui en fait le 15ème acte chirurgical le plus pratiqué.

A l’inverse, la France peut se féliciter d’avoir un taux d’accouchements par césarienne parmi les moins élevés d’Europe: 20%, contre plus de 30% au Portugal. Pas de quoi pavoiser pour autant, puisque ce taux ne cesse de progresser. Le taux de césariennes programmées est lui de 7,4% au niveau national, mais là encore, il recouvre des disparités très fortes selon les départements et les établissements.

Du simple au triple pour la césarienne programmée

Dix-sept départements enregistrent un taux inférieur à 6%. Mention spéciale pour les Landes (2,7%), l’Yonne (3,6%) ou le Territoire de Belfort (3,7%). A l’inverse, 14 départements ont un taux qui dépasse les 8,5%. Bonnets d’âne pour la Loire (9,7%), la Corse et les Yvelines (9,2% pour les deux). Ces derniers pratiquent donc trois fois plus de césariennes programmées que leurs homologues vertueux.

L’Assurance-maladie note également que les cliniques privées en sont les plus friandes. Le taux de césariennes programmées était en 2009 de 9,4% chez ces dernières, contre 6,6% dans le secteur public.

La hausse des césariennes est inquiétante quand elle n’est pas justifiée sur le plan médical. En effet, les risques sont loin d’être anodins. Ainsi, pour le fœtus, le taux de mortalité néonatale est plus élevé qu’avec un accouchement par voie basse. Chez la mère, il est même quatre fois plus élevé.

Mais la césarienne revient aussi très chère. Son coût est au moins 20% supérieur à celui d’un accouchement par voie basse sans complication. A méditer en ces temps de disette budgétaire.

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