Le blocus américain de Cuba a coûté 975 milliards de dollars à ce pays communiste depuis 1960, a affirmé son ministre des Affaires étrangères qui a formulé une nouvelle offre de négociations avec l'administration américaine.
Le chef de la diplomatie cubaine Bruno Rodriguez Parilla a déclaré devant l'Assemblée générale des Nations unies lundi soir que les Etats-Unis avaient «intensifié» leurs efforts pour renverser le gouvernement cubain.
Blocus depuis 1960
L'embargo américain visant Cuba a été une première fois partiellement imposé en 1960, juste après la révolution menée par Fidel Castro, et reste en vigueur aujourd'hui, les Etats-Unis interdisant la plus grande partie du commerce et des voyages vers l'île des Caraïbes.
Bruno Rodriguez Parilla a souligné que l'embargo avait été «renforcé» et que «les dommages causés totalisent 975 milliards de dollars, au cours actuel de l'or».
«Les tentatives de renverser l'ordre constitutionnel pour lequel les Cubains ont voté librement se sont intensifiées», a-t-il ajouté.
Vers une normalisation avec les Etats-Unis
Mais le ministre a néanmoins souligné que «le gouvernement cubain réitère sa volonté et son intérêt pour se diriger vers la normalisation des relations avec les Etats-Unis».
Il a proposé des discussions sur des questions humanitaires, de même qu'une coopération dans le domaine de la lutte anti-drogue, le terrorisme et la traite des êtres humains.
Le président américain Barack Obama a procédé en janvier à une fluidification des voyages d'Américains à Cuba pour des motifs universitaires, culturels, religieux ou sportifs. Le nombre d'aéroports américains autorisés à organiser des vols directs vers Cuba s'est également accru: à Miami, New York et Los Angeles, se sont ajoutés Tampa, Fort Lauderdale, Baltimore, Chicago, Atlanta, New Orleans, Dallas, Houston et San Juan (Porto Rico).