Enquête sur Lagarde: «Les Français ont le droit de savoir»

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Publié le 4 août 2011.

REACTIONS - La Cour de justice de la République (CJR) a décidé jeudi l'ouverture d'une enquête contre Christine Lagarde dans l'arbitrage favorable à Bernard Tapie. Si l'UMP apporte son soutien total à la directrice générale du FMI, au PS, on souhaite que l'enquête fasse toute la lumière sur cette affaire...

A l’UMP

Le parti présidentiel apporte son «soutien total» à Christine Lagarde. Par voie de communiqué, la déléguée générale adjointe Valérie Rosso-Debord, estime que «l'ouverture de cette procédure, tout à fait normale, permettra avant tout de faire toute la lumière sur ce sujet, loin des vaines tentatives d'amalgames et des insinuations du PS». «La rapidité avec laquelle le PS a condamné Christine Lagarde prouve une nouvelle fois que les socialistes préfèrent se lancer dans des attaques politiciennes, au mépris des principes de droit et de la présomption d'innocence», poursuit Valérie Rosso-Debord, députée de Meurthe-et-Moselle. Elle rappelle que «les Etats membres du FMI ont apporté leur confiance à leur directrice générale».

Au PS 

La candidate aux primaires,  Martine Aubry  «souhaite que la commission d'instruction de la CJR fasse toute la lumière sur cette affaire et sur les responsabilités au sommet de l'Etat. Les Français ont le droit de savoir si des décisions ont été prises au mépris de l'intérêt général et, le cas échéant, qui les a prises. C'est à la justice de notre pays d'y répondre».

De son côté, François Hollande, lui aussi candidat à la primaire socialiste a souligné à l’AFP que cette instruction « renvoie sur le chef de l'Etat la responsabilité d'un choix de faveur au bénéfice de Bernard Tapie, et affaiblit la position de Mme Lagarde à la direction du FMI dans un moment particulièrement difficile sur le plan des finances internationales ».

Plus virulent,  le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a estimé que l'avis favorable de la CJR à une enquête sur Christine Lagarde montrait la «confusion d'intérêts» «au sommet de l'Etat».

Au MoDem

Pour sa part, François Bayrou salue l’ouverture de l’enquête «comme une étape décisive sur le chemin de la vérité». Cependant, souligne le président du MoDem, «par la décision de présenter et de soutenir Christine Lagarde à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), la France a été mise en difficulté. Et après Dominique Strauss-Kahn, une autre direction générale française apparaît dans une lumière discutable».

Cap 21

Quant à Corinne Lepage, elle estime que « cette situation risque d'affaiblir le nouveau directeur du FMI et l'institution, alors que les Etats connaissent l'une des plus graves crises de leur histoire».

AU FN

Pour Marine Le Pen, «la France risque une nouvelle humiliation internationale, après l'affaire DSK, et c'est Nicolas Sarkozy qui, dans les deux cas, en est responsable, avec la complicité du Parti socialiste». «Deux fois, Nicolas Sarkozy a fait nommer au FMI des personnalités sur lesquelles il savait que des soupçons planaient. C'est irresponsable», a asséné la présidente du Front national.

M.B. avec agences.
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