Des personnes âgées attentent le bus. Illustration sur la vieillesse.
Des personnes âgées attentent le bus. Illustration sur la vieillesse. - P. MAGNIEN / 20 MINUTES

© 2011 AFP

Le décret portant à 41,5 ans, soit un trimestre supplémentaire, la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein pour les générations nées à partir de 1955 a été publié mardi au Journal officiel.

Hausse de la durée de cotisations

«La durée d’assurance nécessaire pour bénéficier d’une pension de retraite à taux plein et la durée des services et bonifications nécessaire pour obtenir le pourcentage maximum d’une pension civile ou militaire de retraite sont fixées à 166 trimestres pour les assurés nés en 1955», stipule le décret.

Ce nombre de trimestres est fixé de manière à maintenir constant le rapport constaté en 2003 entre la durée de cotisation et la durée moyenne de la retraite, est-il précisé. La loi de 2003 stipule que les gains d'espérance de vie à 60 ans doivent se répartir entre un allongement de la vie professionnelle (pour les deux tiers) et de la retraite (pour un tiers).

41,5 ans

Actuellement, la durée de cotisation est de 40 ans et trois trimestres (pour la génération 1951) et doit passer en 2012 à 41 ans (pour la génération 1952). La réforme des retraites de 2010 a prévu qu'elle passerait ensuite à 41 ans et un trimestre en 2013 (pour les générations 1953 et suivantes).

Cet allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans, qui intervient un mois après l'entrée en vigueur de la réforme des retraites de 2010 qui recule de 60 à 62 ans l'âge légal de départ, avait suscité une levée de bouclier de la part des syndicats et de l'opposition.

La veille de la publication du décret, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, avait justifié le calendrier choisi par le gouvernement. «J'ai tenu à ce que ça se fasse dès maintenant, pas après, vers mi-août. On va nous dire: ah, ils ont fait ça quand ils étaient en vacances», a-t-il déclaré sur RTL.

«Je pense que chacun a compris que c'est une évolution logique parce qu'on vit plus longtemps. Et surtout parce que c'est ce qui nous permet de financer le paiement des retraites de tous les Français sans exception», a ajouté le ministre.