Pas de nouvelles garanties pour les employés de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois (Seine Saint-Denis). Le site de 3.600 salariés, dont 300 intérimaires, qui produit la Citroën 3, pourrait fermer ses portes courant 2014. C'est du moins ce qu'affirme un document interne de la direction, révélé par la CGT au début du mois de juin, et qui remet aussi en question l'avenir des usines de Sevelnord, près de Valenciennes (2.600 salariés), et de Madrid (2.550 salariés).
«Plus d'un milliard en 2010!»
Hier, lors d'une réunion avec l'intersyndicale, les responsables du groupe automobile ont démenti que le site allait fermer. Mais ils se sont aussi gardés de prendre tout engagement écrit sur l'avenir de l'usine. Les syndicalistes ont déposé une pétition, signée par plus de 2.200 salariés, qui réclame que le modèle qui succédera à la C3 soit produit à Aulnay-sous-Bois, ce qui protégerait les emplois jusqu'à décembre 2016. «La direction cherche à gagner du temps. Elle veut fixer un nouveau calendrier de travail en juillet, peste Bruno Lemerle, délégué CGT. Elle nous dit qu'elle gagnerait plus dans un pays low-cost. Mais PSA a gagné plus d'un milliard d'euros en 2010!»
Comme Renault, PSA pense que la France n'est plus assez compétitive dans la production de petites voitures. En sept ans, elle a déjà beaucoup réduit les effectifs et la production du site d'Aulnay.
6 milliards d'aides
Après la publication du document interne sur la fermeture de l'usine, François Fillon a rappelé que PSA était «redevable à la nation». Avec Renault, le groupe a reçu 6 milliards d'aides de l'Etat lors de la crise financière.