La Tunisie veut rassurer avant la saison d'été

TOURISME Après la «révolution du jasmin», le secteur espère rebondir...

Gilles Wallon

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Les prix des hôtels-clubs ont déjà légèrement baissé en Tunisie.

Les prix des hôtels-clubs ont déjà légèrement baissé en Tunisie. — G. WALLON / 20 MINUTES

De notre envoyé spécial en Tunisie

Faut-il déjà retourner en Tunisie? Quatre mois après la «révolution du jasmin» qui a fait tomber Ben Ali, le pays du Maghreb multiplie ses efforts pour rassurer les vacanciers. Depuis une semaine, en France, on voit fleurir une série de publicités sur les panneaux et dans la presse. L'une d'elles montre un parcours de golf jonché de petites balles blanches, avec en légende: «On dit qu'en Tunisie, les balles fusent.»

Des prix en légère baisse

Cette campagne n'est pas du goût de tout le monde, alors qu'un couvre-feu a été réinstauré dans le pays il y a à peine neuf jours. «Il sera très vite levé, assure Habib Ammar, président de l'Office du tourisme tunisien. Notre pays est sûr, toujours beau et accueillant… Et en plus, les habitants sont libres! C'est un moment magnifique pour venir le visiter. » Les réservations d'été annoncent pourtant une baisse de 45%. «L'année sera difficile, prévoit Habib Ammar. Mais la démocratie va nous aider. Nous développerons le golf, la thalasso, le tourisme culturel…»

En attendant, les prix des hôtels-clubs ont légèrement baissé. Il n'y a pas foule autour de la piscine où bronzent Nancy et Giordano, couple belge en vacances à Gammarth, station balnéaire proche de Tunis. «Le voyagiste nous a fait une promo: 490 € la semaine pour deux en demi-pension, raconte Nancy. On sent que le voile de la dictature est tombé, que les gens sont libérés. Mais le couvre-feu reste un peu gênant.»

7 millions par an

Sept millions de touristes se sont rendus en Tunisie l'an dernier, dont 1,4 million de Français, 2 millions de Libyens et 1,5 million d'Algériens. Pour ce pays de 10,6 millions d'habitants, le tourisme représente 400.000 emplois et 6% du PIB.

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