Jusqu'à la fin de l'année, mieux vaut s'y prendre très à l'avance pour s'équiper en produits high-tech. Le Japon, la plaque tournante de l'électronique mondiale, affronte depuis un mois le plus grand défi industriel de son histoire. Un mois après le tremblement de terre, en pleine crise nucléaire, les usines du pays tournent au ralenti.

«On arrive au bout des stocks»

Les fabricants s'acharnent à trouver des solutions ailleurs, à Taïwan, en Chine, en Corée. En attendant, les réserves des fournisseurs s'épuisent, en France comme ailleurs. Les appareils photo et caméras numériques sont les premiers touchés. «On arrive à bout de nos stocks, on s'assèche complètement. Les grands sites de vente en ligne ont déjà 35% de références en moins», témoigne Christophe Laigle, de la boutique spécialisée Objectif Bastille, à Paris. Le catalogue devrait se tarir jusqu'à la fin de l'année.

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A la rentrée scolaire, la tension sur les stocks va s'étendre aux ordinateurs portables, lave-linge, autoradios ou aspirateurs. «Ce n'est pas vraiment une situation de pénurie. Simplement, il y aura deux ou trois semaines d'attente pour l'achat de certains produits», tempère Eric Surdej, président de LG France. «On fait tout pour répondre à la demande : on modifie nos produits, on cherche de nouveaux composants», complète Philippe Citroën, DG de Sony France.

«Mais il y aura des tensions sur les stocks de télés pour Noël.» Cette disette de high-tech ne devrait pas contribuer à faire baisser les prix. En France, le secteur automobile a commencé à se réorganiser. Mais la production pourrait être «perturbée» à la fin mai, a prévenu jeudi l'équipementier Valeo, qui fournit en composants Renault ou PSA.

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