La formation en alternance, tremplin vers l'emploi

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Publié le 7 avril 2011.

SOCIAL - Une étude publiée jeudi démontre ses atouts...

Alors que le gouvernement présente la formation en alternance comme le meilleur remède contre le chômage des jeunes, une étude du Cereq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) parue jeudi, prouve ses atouts.

83% des diplômés

Analysant les premiers pas dans la vie active des jeunes ayant terminé leur cursus en 2007, elle montre que les alternants s’en sortent mieux sur le marché du travail que leurs homologues ayant suivi la voie scolaire classique. Ainsi, 83 % des diplômés d’une formation secondaire en apprentissage, occupaient un emploi en 2010, contre 73 % de ceux ayant emprunté la voie scolaire.

La différence est cependant moins marquée pour les diplômés du supérieur car 90 % des anciens apprentis de la « génération 2007 » occupaient un poste en 2010, contre 89 % pour les diplômés classiques. Plus étonnant : ceux qui n’ont pas réussi à décrocher leur diplôme en apprentissage s’en sortent mieux que leurs homologues ayant échoué par la voie purement scolaire. Ainsi trois ans après la fin de leurs études, 64 % des premiers occupent un poste, contre 55 % des seconds.

De meilleures conditions d’emploi

L’alternance influe aussi sur les conditions d’insertion des jeunes. Elle serait notamment un moyen de mieux monnayer ses compétences, car les jeunes acquièrent une expérience professionnelle durant leur formation, qu’ils peuvent valoriser au moment de leur embauche. L’étude du Cereq montre ainsi que le salaire médian des diplômés du supérieur apprentis dépasse de 175 euros celles de leurs camarades ayant suivi la voie classique.

Par ailleurs, les premiers sont plus souvent en contrat à durée indéterminée que les seconds (83% contre 73 %). C’est encore plus vrai pour les diplômés du secondaire car 66 % des ex apprentis sont en CDI contre 52 % des autres.

Une foule de statistiques positives que nuance pourtant Stéphane Jugnot, chef du département entrée et évolution dans la vie active du Cereq : «Même si l’apprentissage présente de sérieux atouts, il ne faut pas oublier que trouver une entreprise d’accueil reste difficile et que certains contrats sont rompus en cours de route» .

Delphine Bancaud
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