Nathalie, quinqua, divorcée
A 55 ans, Nathalie est inquiète pour sa retraite. Secrétaire de direction à Strasbourg, elle bénéficie pourtant de ses années d’expérience dans l’entreprise et gagne 60000 euros bruts par an. Son fils de 25 ans a décroché un contrat en communication et n’habite plus avec elle. Ce qui n’est pas le cas de sa fille de 23 ans, qui termine ses études d’architecture. Divorcée depuis quatre ans, Nathalie a vendu la maison dont elle était propriétaire avec son mari, et loue aujourd’hui un appartement de trois chambres. Au vu de sa situation, elle n’aura bientôt plus à financer les études de sa fille. A la retraite, elle peut s’attendre à une pension annuelle de 24000 euros, ce qui ne suffira pas à couvrir ses besoins, estimés à 28000 euros. «Avec le capital obtenu par la vente de sa maison, Nathalie peut racheter un appartement sans avoir besoin d’emprunter, analyse Hervé de La Tour d’Artaise. Elle peut aussi souscrire à un contrat d’assurance-vie dans le but de s’assurer une rente viagère de 4000 euros par an. Si Nathalie part à la retraite à 62 ans, elle devra verser 860 euros par mois pour se constituer les 4000 euros nécessaires au maintien de son pouvoir d’achat, compte tenu de son espérance de vie et de l’inflation. En revanche, si elle part à 65 ans, elle n’aura plus que 530 euros à verser.»