La banque Société Générale a enregistré au troisième trimestre un bénéfice net plus que doublé (+110%) à 896 millions d'euros, supérieur aux attentes et porté par la baisse du coût du risque (provisions liées aux impayés), selon un communiqué publié mercredi.
La banque Société Générale a enregistré au troisième trimestre un bénéfice net plus que doublé (+110%) à 896 millions d'euros, supérieur aux attentes et porté par la baisse du coût du risque (provisions liées aux impayés), selon un communiqué publié mercredi. - Joel Saget AFP/Archives

ÉCONOMIE l s'élève à 3,917 milliards d'euros...

La banque Société Générale a concrétisé son rebond en 2010 avec un bénéfice net quasiment sextuplé, à 3,917 milliards d'euros, grâce une baisse du coût du risque (provisions pour impayés), la maîtrise des coûts et une stabilisation du portefeuille d'actifs illiquides. Le résultat est en ligne avec les attentes des analystes, selon le consensus établi par Dow Jones Newswires. Sur les trois premiers trimestres, Société Générale avait déjà atteint son objectif de bénéfice net pour 2010, fixé à 3 milliards d'euros.

Comme prévu, 2010 aura été l'année du rééquilibrage entre les différentes sources de revenus, la banque de détail et les activités de marché contribuant à l'identique aux profits du groupe. Locomotive de 2009 mais affectée par la crise économique, la banque de détail a profité de l'amélioration de la conjoncture et enregistré une baisse assez marquée du coût du risque (provisions constituées pour faire face aux crédits impayés) en France (-11%).

La contribution au bénéfice de la banque de détail bondit de 17%

A l'international, le coût du risque s'est stabilisé et a même baissé au quatrième trimestre. Ce sous-ensemble profite du redressement de la Russie, qui est parvenu à dégager un bénéfice au quatrième trimestre (+13 millions d'euros), après deux années difficiles. Autre facteur de progression du résultat, la maîtrise des charges, qui ont augmenté moins vite que le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires), en France comme à l'international. Au total, la banque de détail voit sa contribution au bénéfice bondir de 17%.

L'autre grand moteur du groupe, la banque de financement et d'investissement (BFI), a lui retrouvé des couleurs et signé un quasi-triplement de cette même contribution (+160%). Ce pôle profite de la stabilisation du portefeuille d'actifs illiquides (difficiles à vendre), que Société Générale a isolé du reste de la banque et gère en extinction. En 2009, ce portefeuille, essentiellement constitué d'actifs américains, avait amputé d'un tiers le PNB de la BFI et lesté de plus de moitié le coût du risque. L'an passé, il a dégagé un revenu positif de 71 millions, contre une perte de 2,82 milliards en 2009.

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