Des stagiaires en entreprises manifestent, le 01  novembre 2005 à Paris, pour alerter l’opinion publique sur les abus dont  ils s'estiment victimes de la part de certaines entreprises et réclamer  une réforme de leur statut. Le Mouvement Génération précaire lance, ce  jour, une série d'actions tout au long du mois de novembre (tracts,  flash-mobs) qui se concluront, le jeudi 24, par "une grève générale des  stagiaires au niveau national", a indiqué le mouvement dans un  communiqué.
Des stagiaires en entreprises manifestent, le 01 novembre 2005 à Paris, pour alerter l’opinion publique sur les abus dont ils s'estiment victimes de la part de certaines entreprises et réclamer une réforme de leur statut. Le Mouvement Génération précaire lance, ce jour, une série d'actions tout au long du mois de novembre (tracts, flash-mobs) qui se concluront, le jeudi 24, par "une grève générale des stagiaires au niveau national", a indiqué le mouvement dans un communiqué. - AFP PHOTO JOEL SAGET

Thibaut Schepman

C’était l’une des mesures emblématiques du plan annoncé en avril 2009 par Nicolas Sarkozy pour lutter contre le chômage des jeunes. Une prime de 3.000 euros devait être versée par l’Etat à toutes les entreprises qui embauchent un jeune en CDI à la suite d’un stage. «Les stages doivent conduire à des emplois durables», avait alors annoncé le chef de l’Etat.

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La prime devait bénéficier à 50.000 jeunes, pour un budget de 150 millions d’euros, entre avril 2009 et juin 2010 . Sauf que les entreprises n’ont pas répondu à l’appel, comme le révèle sur son blog le journaliste Marc Landré, qui a décortiqué les chiffres du ministère de l’Emploi. Seuls 7279 contrats de ce type ont été signé, alors même que la mesure avait été prolongée jusqu’au 31 jdécembre dernier. Le journaliste du Figaro analyse cet échec, et cite notamment le manque de croissance de l’économie française et  «la vision très négative des recruteurs sur les jeunes».