«Notre objectif est une répercussion juste et contrôlée des prix alimentaires». A la sortie de la réunion au ministère de l’Agriculture entre la grande distribution et l’industrie agro-alimentaire, le ministre Bruno Le Maire a répété que la flambée actuelle des prix des matières premières serait répercutée sur les prix des aliments dans les étals.
C’est à l’heure actuelle le seul point d’accord entre des industriels, qui souhaitent vendre leurs produits plus chers à la grande distribution, et des distributeurs, qui eux souhaitent se fournir à moindre coût pour ne pas réduire leurs ventes ou leurs marges sur les achats des consommateurs. Même si le ministre a répété que «le fil du dialogue est renoué», les acteurs réunis autour de la table ne sont pas parvenus à s’entendre sur le montant de l’augmentation.
Volailles, viandes bovines et porcines
Les prix vont bien augmenter, en particulier pour la volaille, la viande porcine et bovine et le lait de vache, dont les prix dépendent beaucoup de ceux des matières premières, a indiqué le ministre. Mais il faudra attendre le mois prochain pour connaître les taux appliqués.
Les négociations, qui se déroulent chaque année à cette époque et doivent aboutir au 1er mars, sont très tendues car l’année qui vient de s’écouler a vu les cours des matières premières agricoles flamber. Le secrétaire d’Etat au Commerce, Frédéric Lefebvre, a indiqué que le gouvernement demandera à l’Observatoire des prix et des marges dans l’alimentation de surveiller les hausses des prix dans les étals, et que des amendes pourraient être infligées aux distributeurs en cas de «hausse abusive des prix de ventes» aux consommateurs. «Nous devrons également veiller à ce que certains, comme des grands groupes agroalimentaires mondiaux, n’aient pas la tentation de faire appliquer n’importe quelle hausse sans rapport avec les cours des matières premières», a-t-il indiqué.