Mort d'un adolescent: «L'image de la marque Quick risque d'être associée à des problèmes sanitaires»

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Publié le 24 janvier 2011.

COMMUNICATION - C'est l'avis d'experts en gestion de crise...

«L’affaire fait courir des risques évidents pour l’image de Quick.» Pour Didier Heiderich, président de l'Observatoire international des crises et consultant en gestion de crise, la mort samedi d’un adolescent qui avait mangé la veille dans un Quick d'Avignon aura «très probablement» des conséquences fâcheuses pour l’entreprise. Et ce même si rien ne prouve à l’heure actuelle que ce décès est lié au repas dans le fast-food.

«Nous sommes dans une phase de la crise où l’émotion prend le pas sur le reste, surtout qu’il n’y a pas encore d’informations précises disponibles», décrypte Didier Heiderich. «Dans ce laps de temps, l’image de la marque va être associée à des problèmes sanitaires. L’opinion va se forger une image négative, sans pour autant vérifier les véritables conclusions de l’enquête», estime-t-il.

Il rappelle le cas du scandale alimentaire dans les restaurants Buffalo Grill en 2002, où «la longue période de doute a fait vider les restaurants pendant plusieurs semaines».

Les clients peu inquiets

Laurent Vibert, président du cabinet de conseil en communication de crise Comcrise, confirme: «L’impact d’un tel fait divers est toujours dur parce qu’il touche des thèmes qui concernent tout le monde: la mort d’un jeune adolescent, l’alimentation et enfin un lieu où chacun de nous peut se rendre au quotidien.»

Celui-ci estime toutefois que les conséquences ne seront «vraiment sérieuses» que si le lien entre la mort de l’adolescent et la nourriture du fast-food est avéré. Les clients rencontrés à la sortie du fast-food, ce lundi midi, boulevard des Italiens à Paris, semblaient partager son sentiment.

«Nous venons ici régulièrement, parce que nous travaillons juste à côté», expliquent Matthieu et Didier. «J’ai entendu parler de ce décès dans le sud de la France (près d’Avignon) mais franchement, je ne vois pas pourquoi cela m’empêcherait de venir manger ici», soutient le premier. «S’il est vraiment prouvé que la faute venait de Quick, on ira peut-être chez le concurrent parce que c’est juste à côté, mais pour l’instant je ne me pose pas la question», confirme son collègue.

Thibaut Schepman
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