Les membres de la famille Hermès dormiront plus tranquilles ce soir. L'Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé jeudi avoir accepté leur stratégie de défense face à LVMH.
Ce dernier a surpris tout le monde fin octobre en annonçant détenir plus de 17% du capital de son concurrent. Une arrivée perçue comme une déclaration de guerre par les héritiers du fondateur, qui détiennent encore 73% des actions.
Pour se protéger, ces derniers ont décidé de créer une holding qui regrouperait plus de 50% des parts du groupe. Mais légalement, les actionnaires, qu'ils soient réunis au sein d'une holding ou associés dans un pacte d’actionnaires, sont tenus de lancer une offre publique d’achat (OPA) en cas de franchissement du tiers du capital. Ils peuvent aussi faire une demande de dispense auprès de l'AMF.
L’Autorité a ainsi indiqué jeudi dans un communiqué avoir accordé cette dérogation. Sa décision motivée sera publiée «ultérieurement, dans un délai rapide».
Mais cette annonce n’est pas du goût de tout le monde. L'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam) devrait faire appel, a déclaré à Reuters sa présidente, Colette Neuville. Car elle refuse «ces petits arrangements familiaux» au sein d’Hermès.