La Fonction publie attire de moins, a souligné mardi sur BFM le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique Georges Tron. Il a estimé qu'il fallait faire «toutes les réformes possibles et imaginables pour la rendre attractive».

Moins de candidats

Selon le dernier rapport annuel de la Fonction publique, «alors que l'offre total d'emplois via le recrutement externe a augmenté de 2,7% en 2008» dans la Fonction publique d'Etat, le nombre de candidats a baissé de 13,9% par rapport à 2007 (378.991 présents aux 683 épreuves de sélection, contre 440.352 pour 810 concours en 2007).

La sélectivité, c'est-à-dire le rapport entre le nombre de candidats présents avec le nombre de candidats admis, a «enregistré son niveau le plus faible depuis 2002, avec 10,2 candidats pour un admis», ajoute le rapport.

Désaffection des jeunes

«Cette situation est nouvelle et traduit une récente désaffectation des jeunes pour les emplois offerts par la Fonction publique d'Etat», note le rapport, qui souligne «une réelle désaffection pour les emplois d'enseignants».

Le rapport note cependant que la sélectivité a «augmenté pour les recrutements sans concours».

«Aujourd'hui, on a une attractivité de la Fonction publique qui diminue, donc il faut faire toutes les réformes possibles et imaginables pour la rendre attractive», a expliqué Georges Tron, évoquant la nécessité par exemple «d'efforts en matière de rémunération».

Modifier les concours

«On comprend bien dans ces conditions-là, que si on a besoin de fonctionnaires mieux rémunérés, il faut sans doute qu'ils soient moins nombreux», a-t-il ajouté.

Il a également insisté sur la possibilité pour les agents publics «de pouvoir monter» au cours de leurs carrières. «C'est la raison pour laquelle on modifie tous les concours. On a fait sauter les limites d'âges pour passer les concours, on a la possibilité de monter en grade dans sa carrière par la validation des acquis de l'expérience (...), on a fait en sorte d'assouplir les conditions de la mobilité pour passer d'une Fonction publique à l'autre», a-t-il précisé.

Selon Georges Tron, «la Fonction publique est encore aujourd'hui trop rigide. Quand on a 41 ou 42 années de travail devant soi, ce que l'on souhaite c'est pouvoir développer (sa carrière, ndlr) avec des possibilités d'accélérer le rythme. C'est ça qui manque prioritairement aujourd'hui».

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