Sauvetage de l'Irlande par l'UE: comprendre le mécanisme

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Publié le 22 novembre 2010.

EUROPE - Le pays a sollicité dimanche un plan d'aide financière...

L’Irlande est le premier pays européen à vouloir recourir au fonds de sauvetage de l’UE, mis en place en mai dernier pour aider les Etats européens en difficulté budgétaire. 20minutes.fr revient sur le fonctionnement du mécanisme.

>> Pourquoi l’Irlande demande l’aide de l’UE, le point par ici.

Comment fonctionne ce plan de sauvetage de l’Irlande?

Au total, l’Irlande devrait bénéficier de 80 à 90 milliards d’euros. Deux dispositifs seront utilisés pour lui prêter cet argent: le mécanisme européen de stabilité financière (MESF) et le Fonds européen de stabilité financière (FESF).
 
Avec le MESF, la Commission européenne s’est engagée à prêter, si besoin, jusqu’à 60 milliards d’euros aux 27 pays de l’Union européenne. Des sommes qu’elle emprunte directement sur les marchés financiers.
 
Le FESF est quant à lui réservé aux 16 membres de la zone euro. Ces derniers apportent leur garantie pour permettre au fonds d’emprunter sur les marchés jusqu’à 440 milliards d’euros.
 
A côté de ces 500 milliards d’euros, le Fonds monétaires international (FMI) pourra verser une aide supplémentaire de 250 milliards d’euros, négociée au cas par cas. 

Comment ces fonds seront-ils débloqués ?

Selon des responsables de l'UE, trois à cinq semaines seront nécessaires entre la demande d’aide irlandaise et le versement des premiers euros.
 
L’Irlande devra d’abord soumettre une demande officielle à la Commission européenne qui donnera ses recommandations.
 
Les ministres des Finances de la zone euro devront ensuite voter à la majorité qualifiée. Les fonds seront alors versés par tranche à l’Irlande avec des contrôles réguliers sur les réformes menées dans le pays.

Sous quelles conditions l’Irlande pourra-t-elle bénéficier de cet argent?

Comme la Grèce, l’Irlande devra s’engager sur un plan d’austérité sévère pour bénéficier de l’aide de l’UE et du FMI.  Le gouvernement irlandais doit présenter mercredi un programme de 15 milliards d’euros d’économies d’ici à 2014, soit deux fois plus que l'objectif précédent.
 
Mais l’Irlande devra sûrement aller encore plus loin. Bruxelles pourrait notamment lui demander d'augmenter son impôt sur les sociétés, actuellement l’un des plus bas d’Europe, à 12,5%. Le gouvernement s’y est pour l’instant toujours refusé car il lui a permis ces dernières années d’attirer nombre d’entreprises étrangères sur son territoire.                                   

Elsa Meyer
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