Tous les syndicats de Pôle emploi (FO, SNAP, CGT, Unsa, CGC, CFDT, CFTC, Sud et SNU) ont appelé les employés à faire grève ce mardi. Ils dénoncent les baisses d’effectifs et un budget 2011 quasi stable alors même que le chômage explose.
36,26% des 49.000 agents ont suivi le mouvement, selon la direction, contre 19% lors de la précédente grève du 8 juin,
«Agression»
Pôle emploi a annoncé la semaine dernière la suppression de 300 postes en CDI et le non renouvellement de 1.500 CDD d’ici à la fin de l’année 2011.
Une véritable «agression» pour les syndicats. Ils dénoncent l'augmentation de la charge de travail qui nuit, selon eux, à la bonne prise en charge des chômeurs.
«Le manque de personnel, le manque de formation des nouveaux agents quelque soit leur statut, génère une agressivité sans précédent mais compréhensible du public. Nos conditions de travail ne nous permettent pas de satisfaire à nos obligations de service public», souligne ainsi la CFDT dans un communiqué.
Mais «c'est une décision qui est prévue dans le cadre du projet de loi de finances ; et moi en tant que patron de Pôle Emploi, je me dois de l'appliquer», a justifié le directeur de Pôle emploi, Christian Charpy ce mardi au micro de RTL.
Une étape «compliquée, mais fusionner deux grandes maisons au moment d'une crise économique que personne n'avait vue venir, c'est forcément compliqué (...) mais je pense qu'aujourd'hui les choses sont très largement améliorées», a-t-il déclaré.
Il a aussi rappelé qu’à partir du 1er janvier prochain, Pôle emploi n’assurera plus le recouvrement des contributions d'assurance chômage. «En conséquence de quoi, les 1.000 personnes qui travaillent aujourd'hui sur ce sujet-là, seront redéployées», a-t-il précisé.
Sur la qualité du travail rendu, Christian Charpy a reconnu que l’organisme avait «encore à faire des progrès, c'est clair, notamment dans la personnalisation de l'accompagnement».
Il a cependant démenti les informations de presse selon lesquelles les conseillers de Pôle Emploi devraient gérer jusqu'à 300 dossiers chacune. «C'est vrai qu'avec l'augmentation du chômage, nous sommes plutôt autour de 105-110, pour certaines personnes on est à 150-200» notamment en région parisienne, a-t-il expliqué.