L'Autorité des marchés financiers (AMF) a confirmé qu’elle allait ouvrir une enquête sur les conditions de l'entrée de LVMH au capital d'Hermès, a indiqué son président Jean-Pierre Jouyet vendredi sur RMC Info.
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«Trop souvent, la France reste le Far-West en matière de prise de contrôle des sociétés, de dépassement de seuil, alors que d'un autre côté on vit dans un capitalisme de connivence dans ce pays. Il y a deux poids, deux mesures, et ce n'est pas normal», a-t-il expliqué.
«Toute sorte d'instrument qui permet d'acheter des actions d'une autre société doit être déclarée. (...) Je ne veux connaître aucune exception, la réglementation doit être adaptée en conséquence», a souligné Jean-Pierre Jouyet.
A la surprise générale, LVMH a annoncé fin octobre détenir 17,1% du capital de son concurrent. Hermès, ainsi que bon nombre de spécialistes, s’interrogent sur la manière dont cette entrée fracassante a été possible.
Car selon les dispositions légales, une déclaration de franchissement de seuil est obligatoire auprès de l’AMF dès qu'une société ou une personne acquiert 5% du capital d'une entreprise. Mais aucune déclaration de ce type n’a jusqu’ici été faite.
«Nous avons respecté intégralement la réglementation. Nous avons consulté à ce sujet les plus grands spécialistes du droit boursier et nous sommes absolument certains de la régularité de ce que nous avons fait», a pourtant assuré jeudi le PDG de LVMH, Bernard Arnault, dans un entretien au journal le Figaro.