La famille Hermès a bien l’intention de rester maître du groupe de luxe éponyme. Aucune vente n’est au programme malgré l'entrée dans son capital de LVMH, géant mondial du secteur.
«Aujourd’hui, l’actionnariat familial est, avec près des trois quarts du capital, largement majoritaire et parfaitement uni pour la poursuite d’un projet d’entreprise commun», a indiqué un communiqué publié dimanche.
«Le maintien du contrôle à long terme de la société Hermès est garanti par son statut de société en commandite par actions et les actionnaires de la famille Hermès confirment qu’aucun projet de cession significative de capital n’est envisagé», souligne le groupe.
L'avenir d'Hermès fait l'objet de nombreuses spéculations depuis la mort en mai dernier de son dirigeant charismatique, Jean-Louis Dumas. Environ 20% de son capital est coté en bourse depuis 1993. Le reste était détenu jusqu'à présent par la famille des fondateurs, soit une quarantaine de personnes et dirigeants de la société.
LVMH a annoncé samedi son entrée à hauteur de 14,2% au capital d'Hermès. S’ajoutent à cela 2,9% sous formes d'actions convertibles, soit un total de 17,1% pour un total de 1,45 milliard d'euros.
Mais le groupe a assuré qu’il n’avait pas l’intention de «prendre le contrôle» de son concurrent ou de demander un siège au conseil de surveillance. Il souhaite seulement être «un actionnaire à long terme», selon les termes du communiqué.
Cette opération fait cependant de LVMH le premier actionnaire individuel d'Hermès, en dehors des héritiers de la famille du fondateur.