Il n'aura pas à payer. La Société générale a fait savoir ce mercredi soir qu'elle ne réclamerait les dommages et intérêts infligés par la justice à Jérôme Kerviel.
«Il n'est pas question d'aller réclamer de telles sommes à un homme seul», a déclaré la directrice de la communication du groupe, Caroline Guillaumin, sur France Info, ajoutant que la banque était «totalement ouverte à trouver une solution, à la fois dans l'intérêt de nos actionnaires et de nos salariés et en tenant compte de la situation de Jérôme Kerviel».
L'ancien trader de la banque a été condamné mardi à 5 ans de prison, dont 3 ferme, ainsi qu'à 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêt.
«Est-ce qu'on a l'intention d'aller endetter Jérôme Kerviel sur 177.000 années, comme je l'ai entendu? La réponse est non. Nous sommes une banque responsable et nous sommes une banque dans son époque», a-t-elle expliqué.
Caroline Guillaumin a laissé entendre que les deux parties pourraient s'entendre sur un montant réduit, sans que l'établissement renonce à toute indemnisation. «Il n'y a pas de raison. Le jugement a été très clair, il y a eu condamnation», a-t-elle fait valoir.
La directrice de la communication a rappelé que le jugement allait faire l'objet d'un appel et expliqué qu'aucun accord ne pourrait être conclu avant entre les deux parties. «Attendons qu'il y ait appel et à ce moment là, on pourra revenir sur le sujet des dommages et intérêts», a-t-elle déclaré.