PSA (Peugeot-Citroën) et Renault vont rembourser, par anticipation, à l'Etat un milliard d'euros chacun, soit le tiers des prêts gouvernementaux accordés pendant la crise, ont-ils annoncé ce vendredi. Dans des communiqués séparés, les deux groupes ont fait valoir que cette décision allait leur permettre de réduire leurs frais financiers.
Les deux constructeurs français ont bénéficié en 2009 de prêts à taux préférentiels de l'Etat de six milliards d'euros (trois milliards pour chaque groupe) pour les aider dans la crise financière, en contrepartie d'engagements sur la non-fermeture d'usines en France. Le calendrier arrêté prévoyait un début de remboursement à partir de 2011, l'opération devant s'étaler jusqu'à 2014. Mais depuis quelques mois, les deux groupes avaient indiqué qu'ils envisageaient des remboursements anticipés.
Dans son édition de ce vendredi, le quotidien La Tribune explique que ce remboursement plus précoce que prévu est le «symbole de la santé recouvrée des constructeurs automobiles tricolores», en allusion à leurs résultats. Au premier semestre, PSA a engrangé un bénéfice net de 680 millions d'euros, contre près d'un milliard de pertes un an plus tôt. Renault a de son côté réduit son déficit à 823 millions d'euros, contre - 2,7 milliards sur la même période un an plus tôt.
Les deux constructeurs ont également accru leurs livraisons mondiales entre janvier et juin, respectivement de 17% à 1,85 million de véhicules pour PSA, et de 21,7% à 1,35 million pour Renault. En outre la production des voitures particulières des deux constructeurs français a augmenté de presque un tiers au premier semestre. Les usines hexagonales ont même accru leurs volumes de production de 34%. Les ventes des deux groupes ont notamment bénéficié de l'effet de la prime à la casse.