Face à la violence des émeutes contre la vie chère la semaine dernière, le gouvernement mozambicain a renoncé mardi à augmenter le prix du pain. Treize personnes sont mortes et 400 ont été blessées.
«Le gouvernement a décidé de (...) maintenir le prix du pain à son niveau précédent grâce à une subvention», selon un communiqué du gouvernement lu par le ministre du Plan, Aiuba Cuereneia, lors du conseil des ministres.
Le gouvernement doit également annuler certaines augmentations des prix de l'eau et de l'électricité et tentera de «diminuer les dépenses publiques pour dégager des fonds et subventionner les prix des produits de base», a-t-il ajouté.
L’annonce d’une hausse du prix du pain a enflammé les faubourgs pauvres de la capitale, Maputo. Les manifestations ont tourné à l'émeute mercredi avant de s'étendre à d'autres villes du pays jeudi et vendredi.
Depuis des mois, les prix ont flambé au Mozambique en raison de la dépréciation de la devise nationale, dans un pays très dépendant des importations. Mais la hausse s’explique aussi par l’envolée des cours mondiaux de céréales.
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