Publiés en juillet dernier, les résultats des tests de résistance sur les banques européennes étaient satisfaisants. Seuls sept des 91 établissements avaient été recalés.
L’objectif était de vérifier leur solidité financière face à une nouvelle crise. Mais le Wall Street Journal a mis en doute mardi les résultats de ces tests. Il estime que certains risques ont été sous-évalués.
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Ces tests «ont sous-estimé les montants de titres de dette publique potentiellement risqués détenus par certains établissements, selon une analyse du Wall Street Journal», écrit le quotidien new-yorkais.
Selon le journal, «des banques ont exclu certaines obligations», ou en ont minimisé le montant, «des faits que ni les régulateurs ni la plupart des banques n'ont révélés» au moment de la publication des résultats le 23 juillet.
Le Wall Street Journal a cité la britannique Barclays et la française Crédit Agricole parmi les banques où il a constaté un écart entre d'une part les comptes trimestriels et d'autres documents financiers, et d'autre part les données présentées dans le cadre des tests de résistance.
«Crédit Agricole n'a pas comptabilisé la dette publique détenue par sa filiale d'assurances», a expliqué le quotidien.
Les banques concernées lui ont répondu qu'elles avaient scrupuleusement suivi les lignes directrices fournies par le Comité des régulateurs bancaires européens (CEBS).
Le Wall Street Journal n’est pas le premier à remettre en cause la pertinence de ces résultats. Le Fonds monétaire international (FMI) avait lui-même pointé du doigt «l'incertitude concernant la rigueur de ces tests», dans un rapport publié en juillet.
Les marchés estimaient aussi de leur côté que les critères retenus étaient trop laxistes pour évaluer la solidité des banques en cas de nouvelle crise financière.