Comme plusieurs collectivités locales, certains organismes HLM se retrouvent avec des emprunts toxiques sur les bras auprès des banques.
Et le montant est loin d'être négligeable. La dette des organismes qui ont souscrit ce type de produits financiers atteint les 7 à 8 milliards d'euros, selon le rapport de la Mission interministérielle d'inspection du logement social (Miilos), dont fait état La Tribune mercredi.
Sur les 151 organismes HLM contrôlés par la Miilos, 34 (22,5%) étaient concernés en 2008 et 27 (15%) en 2009 par ces emprunts toxiques. Pour 15 des organismes contrôlés en 2009, la part de ces produits financiers est resté mesurée, à moins de 5% de la masse globale de leur dette.
Mais pour 12 autres bailleurs sociaux, ces emprunts toxiques peuvent atteindre jusqu'à 50% de leur dette.«Nous sommes inquiets, nous craignons une augmentation des sinistres liés à ces produits structurés», prévient Daniel Dauvet, chef adjoint de la Miilos, interrogé par La Tribune.
Car ces emprunts toxiques sont très risqués. A l’image des «subprimes», ils sont liés à des indices très volatiles qui peuvent entraîner de fortes hausses des taux d'intérêts, selon le rapport cité par La Tribune.
Une situation qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur les comptes de ces organismes HLM.