Un bonne nouvelle pour l’hiver. GDF Suez, récemment mis en cause dans la presse pour des problèmes de surfacturation, ne demandera pas de nouvelle augmentation des prix du gaz au 1er octobre. Le groupe proposera aussi prochainement une nouvelle formule de calcul pour établir ses tarifs réglementés.
Après des hausses enregistrées en avril et en juillet, les tarifs du gaz vont enfin connaître la «pause» appelée de ses voeux par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, en juin dernier. En cause: la formule mathématique utilisée depuis juillet 2008 par le groupe pour servir de base à l'établissement des tarifs réglementés. Depuis cette date, cette dernière a reflété «correctement» les coûts d'approvisionnement de l'ex-Gaz de France, a jugé mardi la Commission de régulation de l'énergie (CRE), rendant public un audit de cette formule.
Mais les récentes évolutions du marché du gaz naturel ont poussé la CRE à recommander sa modification. «A la demande du gouvernement, rappelle en effet un communiqué du ministère de l'Energie, GDF Suez a renégocié récemment une partie de ses contrats d'approvisionnement à long terme», qui sont désormais partiellement adossés au prix du gaz naturel coté sur les marchés au jour le jour.
«Appliquer telle quelle la formule (actuelle) dans le futur ne permettrait pas de retranscrire fidèlement dans les tarifs les résultats des renégociations», selon le ministère, qui cite la CRE.
Se félicitant des conclusions de la CRE, GDF Suez assure de son côté que cette nouvelle formule lui permettra de faire «bénéficier ses clients, comme il s'y était engagé, de l'ensemble des avancées obtenues lors de ces négociations». Confirmant par ailleurs qu'il ne demanderait pas de hausse au 1er octobre, le groupe explique que «l'évolution des prix des produits pétroliers et l'évolution du dollar ainsi que les résultats des négociations conduisent à une stabilité des conditions tarifaires».
Les éventuels ajustements à cette formule seront publiés au Journal officiel «avant la fin de l'année», conclut-il, ajoutant qu'un bilan annuel des coûts d'approvisionnement de GDF Suez serait mis en oeuvre. Jusqu'à ce printemps, les tarifs du gaz étaient fixés par les ministres de l'Economie et de l'Energie. Mais c'est désormais GDF Suez qui décide des éventuels changements de prix, sous le contrôle de la CRE.
Près de 90% des 10,8 millions de foyers raccordés au gaz naturel sont soumis aux tarifs réglementés, qui sont proposés essentiellement par GDF Suez.