A deux mois des élections législatives de mi-mandat, c’est une nouvelle qui tombe mal pour Barack Obama. Alors que le président américain savourait ce vendredi son avant-dernier jour de vacances en faisant une balade à vélo en famille, le président de la banque centrale américaine a revu à la baisse la croissance économique américaine, à 1,6% en rythme annuel. Ce qui est très inférieur aux capacités du pays.
L'économie américaine a ralenti plus que prévu et sa convalescence est «loin d'être achevée», mais la reprise devrait s'accélérer un peu en 2011, a ajouté Ben Bernanke. Pourtant les Américains étaient plutôt confiants sur la reprise, étant convaincus que les bases sont assainies. «Mais, explique un fin connaisseur de la politique américaine, la précédente croissante s’appuyait sur le crédit et la consommation.» Seulement voilà, rendus frileux par l’ampleur de la crise, les citoyens américains épargnent désormais. «Donc la consommation ne joue plus son rôle de moteur et les exportations ne décollent pas».
Il n'y a pas de raison que la banque centrale en fasse davantage aujourd'hui pour l'économie, a-t-il assuré. Selon lui, «à ce stade» les risques de déflation sont «faibles». La Fed a les moyens d'agir et est «prête» à la faire, mais ne le fera que si cela s'avère nécessaire, «en particulier, si les perspectives de l'économie devaient se détériorer fortement», a-t-il prévenu.