Les soldes d’été 2010 se terminent ce mardi. Les commerçants parlent déjà d’une édition en demi-teinte qui pèsera sur leurs résultats annuels.
Car malgré l’apparition des soldes flottants, les soldes traditionnels restent un rendez-vous à ne pas manquer pour la profession.
«Les soldes d’été, comme d’hiver, ont chacun représenté l’année dernière environ 9% de notre chiffre d’affaires. C’est donc loin d’être négligeable», explique à 20minutes.fr Jean-Marc Génis, président exécutif de la Fédération des Enseignes de l'Habillement.
Réussir cet événement est donc un enjeu de taille. Il s’agit notamment du seul moment de l’année où les commerçants sont autorisés à vendre à perte, c’est-à-dire à un prix inférieur au prix d’achat.
«Les soldes nous permettent d’écouler nos marchandises pour faire de la place pour la prochaine collection. Si nous ne le faisons pas à ce moment précis, le stock est complètement perdu. Nous n’allons pas proposer des robes d’été en septembre», explique Jean-Marc Génis.
Et les soldes flottants n’ont pas relativisé l’importance de l’événement. Mises en place 2008, ils permettent à chaque commerçant d’organiser deux fois par an, quand il le souhaite, une semaine où il peut aussi vendre à perte.
«Ils ne peuvent cependant ni remplacer ni compenser les soldes classiques. Ces derniers correspondent tout d’abord à une réalité économique avec un changement de saison et donc de garde-robe.Ils constituent ensuite une attraction commerciale, commune à toute la profession. Cela suscite un engouement des ventes que nous ne retrouvons pas avec les soldes flottants», analyse François-Marie Grau, délégué général de la fédération française du prêt-à-porter féminin.
Il demande d’ailleurs un changement de la réglementation pour organiser ces soldes flottants à date fixe au niveau national et éviter ainsi la dilution de l’événement tout au long de l’année.
Le secrétaire d’Etat Hervé Novelli a indiqué mardi qu'il réunirait avant le 15 septembre les différentes fédérations du commerce pour faire le point sur la réforme.
Mais il estime que l’édition d’été 2010 a été plutôt satisfaisante. Les ventes des commerces français devraient avoir progressé de «5% au minimum par rapport à l'année dernière», a ainsi indiqué le secrétaire d'Etat.
Un chiffre à prendre cependant avec des pincettes: crise oblige, l’année 2009 avait été un très mauvais cru pour le secteur.