Les industriels français sont de retour en Irak. Alstom a signé mercredi à Bagdad un accord de coopération pour la construction, le développement et la rénovation de centrales électriques dans le pays.
Dans un communiqué reçu mercredi, Alstom explique que cet accord porte sur trois projets. Le premier concerne la fourniture clé en main (ingénierie, approvisionnement et construction) d'une centrale électrique au fuel de 1.200 mégawatts à Bassorah, dans le sud de l’Irak.
Le deuxième projet couvre la rénovation d’une centrale électrique de 180 mégawatts, construite en 1975 dans la ville sainte de Najaf.
Alstom s’occupera enfin de la livraison de plusieurs postes électriques sur différents sites du pays. L'accord prévoit également la formation d'ingénieurs et de techniciens irakiens.
L’électricité est un enjeu majeur en Irak. La production quotidienne est de l'ordre de 8.000 mégawatts mais la demande dépasse les 14.000 mégawatts en période de forte chaleur.
Fin juin, la population irakienne avait manifesté dans plusieurs villes du pays, dont Bassorah, où la température avait atteint les 54 degrés.
De nombreux Irakiens ne sont alimentés en électricité qu'une heure sur cinq, voire moins. La climatisation et la réfrigération sont donc réservées à une minorité qui a accès à ses propres générateurs et au fuel.