La Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam) n’échappera pas à la rigueur. Le gouvernement lui a demandé de supprimer 3.950 postes d’ici à 2013, selon des informations publiées jeudi par le journal Les Echos.
En quatre ans, ce sont donc près de 5% des emplois de la Cnam, évalués au total à 75.200 fin 2009, qui devraient disparaître, selon un projet de convention d'objectifs et de moyens présenté jeudi lors du conseil d'administration. Aucune confirmation de la Caisse n'était immédiatement disponible jeudi matin.
Mais comme toutes les administrations, l'assurance-maladie doit appliquer la règle du fameux non remplacement d’un départ de fonctionnaire sur deux à la retraite. L’application stricte de ce principe aurait dû entraîner la suppression d’au moins 4.200 postes, selon Les Echos: 8.400 à 9.000 nouveaux retraités sont attendus d’ici à 2013. La Cnam a cependant réussi à obtenir la création de 250 nouveaux postes sur cette période.
Même si le chiffre final est moins important que prévu, «cela reste trop élevé, regrette Michel Régereau, président (CFDT) du conseil de la CNAM. La règle du un sur deux est un dogme qui est inapplicable pour l'assurance-maladie. Elle ne nous permettra pas de développer nos actions de gestion du risque», explique-t-il au quotidien économique.
Car les effectifs de la Cnam ne cessent de s’éroder. Sur la période 2005-2009, le nombre de salariés a déjà baissé de 8%, soit 6.100 suppressions de postes. Depuis 2003, ce sont 10.000 emplois qui ont disparu. Parallèlement à cette baisse des effectifs, le nombre d’assurés a, quant à lui, augmenté de 14% en douze ans.