Le dernier obstacle à la reprise de l’usine General Motors de Strasbourg vient d’être levé. La direction a renoncé à exiger l’accord de tous les syndicats face au refus de la CGT, a-t-on appris mercredi auprès de l’organisation.
Le site va donc maintenant pouvoir être repris par le nouveau GM, General Motors Company (GMC), nationalisé en 2009 et détenu à 60 % par l’Etat américain.
Contrairement aux trois autres syndicats de l’usine (CFDT majoritaire, FO, CFTC) la CGT a donc réaffirmé qu'elle ne signerait pas l'accord de reprise. Ce dernier prévoit une réduction des 10% des coûts de main d’œuvre.
70% des 1.150 salariés ont donc approuvé par référendum interne la semaine dernière la suppression de 6 jours de RTT sur 16, le gel de leur salaire et l’abandon de l’intéressement pendant deux ans.
En contrepartie, la CGT s'engage à ne pas attaquer en justice l’accord de reprise, conditionné au départ à la signature des quatre organisations syndicales. «De toute façon, on ne pouvait pas le faire, l'accord a été signé vendredi par trois syndicats qui représentent à eux trois 58%», a expliqué le délégué CGT Roland Robert à l’AFP.