Aucun chiffre précis n’a encore été arrêté. Mais la facture de la marée noire pour BP s’annonce salée.
Le groupe britannique est donc à la recherche d’argent frais et plusieurs milliers d’emplois pourraient être menacés.
BP a annoncé lundi que la marée noire dans le golfe du Mexique lui avait pour l’instant coûté près de 4 milliards de dollars. Entre les frais de nettoyage, d’ingénierie et les dédommagements, la facture finale devrait cependant atteindre des sommets.
Selon les dernières estimations de Crédit Suisse, elle pourrait approcher les 37 milliards de dollars.
Le groupe cherche donc les moyens de payer l’addition. Dernière solution en date: il pourrait se séparer de ses activités, peu rentables, de raffinage et de stations services, a rapporté dimanche le quotidien britannique Sunday Times.
Ces dernières ne représentent que 3% de son bénéfice imposable mais emploient plus de la moitié des 80.000 salariés de BP. 50.000 postes à travers le monde pourraient ainsi être sur la sellette.
La semaine dernière, British Petroleum avait déjà annoncé près de 20 milliards de dollars de ventes d’actifs.
La compagnie finalise une cession à son homologue américain Apache Corporation. Elle inclurait notamment une part de BP dans Prudhoe Bay, le plus grand champ pétrolifère d'Amérique du Nord.
Le groupe souhaite également céder une partie, ou la totalité, de ses 60% d'actifs de la «Pan American Energy of Argentina».
Pour faire face au coût de la catastrophe, BP pourra aussi compter sur ses bons résultats passés. Il a réalisé près de 17 milliards de dollars de bénéfice net et un chiffre d'affaires de 246 milliards de dollars pour la seule année 2009.
Mais quelque soit le montant de la facture finale, «BP semble avoir accepté qu'il sera une entreprise plus modeste» après la marée noire, a commenté un actionnaire cité par le Sunday Times.